La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) place la protection des droits au cœur de sa prochaine année judiciaire. Dans un communiqué émis à Cotonou le 10 octobre 2026, le Procureur Spécial annonce que la juridiction effectuera sa rentrée « le lundi 12 octobre 2026 à 10 heures », sous le thème « Humaniser la justice pénale : entre protection des droits fondamentaux et efficacité répressive ».
La rentrée précédente était consacrée à la lutte antiterroriste. Le procureur spécial Mario Mètonou avait dressé un bilan de six années d’activité : la CRIET avait alors instruit 816 dossiers de terrorisme, avec 770 personnes détenues. Il avait appelé pour une coordination entre acteurs judiciaires et militaires, rappelant que la réponse au terrorisme ne saurait se limiter à l’action militaire.
Une justice rigoureuse mais respectueuse des droits
La CRIET entend s’interroger cette fois sur la manière de sanctionner efficacement les crimes économiques et les actes terroristes mais en préservant « la dignité et les droits de chaque personne poursuivie ». Selon le communiqué, la juridiction veut rappeler qu’« une justice digne de ce nom doit allier rigueur et respect des principes de l’État de droit ». La rentrée offre ainsi l’occasion de réfléchir à « une application ferme de la loi qui demeure protectrice des droits de l’ensemble des justiciables ».
