La deuxième édition de la Semaine régionale de la reprise d’entreprise aura lieu du 28 au 30 septembre 2026. En prélude à cet événement, les organisateurs ont tenu une rencontre avec les hommes des médias ce mercredi 14 octobre. Au cours de cette conférence de presse, les particularités de cette édition ont été présentées. Il s’agit d’un événement qui rassemble à Cotonou des entrepreneurs, des investisseurs et des professionnels autour des enjeux de pérennité des PME.
On retient que le principal objectif de cette deuxième édition de la Semaine régionale de la reprise d’entreprise (SERERE) est de sensibiliser les dirigeants à la préparation de leur succession, promouvoir le repreneuriat auprès des jeunes diplômés et des investisseurs, puis faciliter les rapprochements entre cédants, acquéreurs potentiels et institutions financières.
Biram Amouzouvi, directeur général de GSPS a fait savoir que, l’entrepreneuriat ne doit pas se limiter à la création de nouvelles structures. « En 2026, la reprise d’entreprise doit être considérée comme le nouvel accélérateur de croissance des PME au Bénin. Qu’on le veuille ou non, c’est l’ère de la reprise et non de la création seule », a-t-il expliqué. Il remarque notamment que plusieurs entreprises disparaissent après le départ de leur fondateur, faute de successeur ou de mécanismes adaptés.
C’est pourtant à cet étape qu’une acquisition peut apporter des ressources financières supplémentaires, renforcer leur gouvernance et ouvrir de nouvelles perspectives de croissance. Le cofondateur de GSPS Mozart Hounsou quant à lui appelle à faire évoluer les mentalités. Son souhait est d’amener les Africains à considérer qu’une entreprise peut être cédée ou reprise pour poursuivre son développement.
Rappelons que, la première édition a été organisée en décembre 2025. Elle a eu le mérite de révéler un intérêt pour ces opérations, malgré leur faible formalisation. Selon Biram Amouzouvi, trois entreprises font actuellement l’objet d’analyses avec deux repreneurs potentiels. Ces dossiers devront permettre d’évaluer les possibilités de rapprochement entre les parties.
Autre innovation prévue cette année : le lancement d’une Bourse régionale des entreprises. Elle doit faciliter l’accès des investisseurs aux informations financières et aux données de gouvernance des structures concernées, tout en favorisant les échanges directs avec leurs promoteurs.
