L’Assemblée nationale prépare un nouveau Code de la route, et le chantier avance concrètement. Mardi 20 octobre 2026, à Grand-Popo, députés, membres du gouvernement et techniciens du Centre national de sécurité routière (CNSR) ont planché sur le futur Code de la route lors d’un séminaire organisé au Millenium Popo Beach Hôtel. Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, y voit la suite logique de la « décolonisation législative ».
Les autorités renforcent depuis quelques semaines les contrôles routiers. La Police républicaine a arraisonné depuis le 20 septembre, plus de 3 000 véhicules. Le port de la ceinture, l’usage du téléphone au volant et le respect des feux sont vérifiés. Jean-Marie Sèglé, directeur de la sécurité publique, déclare : « la circulation routière est un espace partagé où le comportement de chacun peut engager la sécurité de tous ».
Des réformes très attendues
Le chargé du Développement durable, le ministre Georges Alé, a présenté les grands axes du texte. Le texte prévoit un seuil légal d’alcool au volant. La conduite sous stupéfiants et les excès de vitesse importants seront des délits. Le casque, la ceinture et les sièges de retenue pour enfants seraient obligatoires. L’éducation routière entrerait à l’école, et les sanctions vont se durcir pour les délits de fuite et le refus d’obtempérer.
Jusqu’aujourd’hui, c’est l’arrêté général n° 61-38 du 24 juillet 1956 qui encadre la circulation. Pour Orden Alladatin, président de la Commission des Lois, la révision permettrait de respecter les engagements envers la seconde Décennie d’action des Nations Unies pour la sécurité routière (2021-2030), qui vise à réduire de moitié les décès sur les routes. La loi pourrait prendre effet dès sa promulgation.
