Bill Gates prévient que l'IA entraînera 20 ans de bouleversements avant une ère d'abondance

Le milliardaire américain Bill Gates, cofondateur de Microsoft, a annoncé le 22 octobre 2026 une longue période de transition liée à l’intelligence artificielle. Invité du podcast Decoder de The Verge, il a résumé sa crainte ainsi : « Ma grande inquiétude, c’est cette période de transition de 20 ans, avec des gagnants, des perdants et beaucoup de perturbations… Non, je ne suis pas un pessimiste catastrophiste ». Et pour cause, ses propos sont la suite logique d’un essai publié le 26 août, où il jugeait que cette transition serait « l’une des périodes les plus turbulentes de l’histoire humaine ».

Selon lui, l’IA est « la chose la plus dangereuse dont les humains se soient approchés au point de faire paraître les armes nucléaires comme rien ». Et pour justifier ses dires, il a cité les cyberattaques visant les banques et les réseaux électriques, ainsi que le risque de bioterrorisme.

« Si nous ne choisissons pas de ralentir massivement ou d’arrêter, nous aurons des robots capables de construire des maisons, de cultiver la nourriture et de pratiquer des opérations chirurgicales… Dans cette ère d’abondance, l’humanité devra trouver comment s’organiser et avoir un but. Il faut espérer qu’elle garde le contrôle. » a-t-il ajouté. Puis il s’est tourné vers les jeunes: « Si vous avez la vingtaine aujourd’hui, vous pouvez, durant ces 20 ans, prendre ce que l’IA ne sait pas encore faire, vous servir d’elle, avoir un impact positif et proposer des politiques. ».

Un précédent : sa mise en garde de 2015 sur les épidémies

Pour rappel, en mars 2015, lors d’une conférence TED à Vancouver, au Canada, et peu après l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, il avait lancé : « Si quelque chose tue plus de 10 millions de personnes dans les prochaines décennies, ce sera plus probablement un virus hautement infectieux qu’une guerre. Pas des missiles, mais des microbes… La prochaine fois, nous pourrions ne pas avoir cette chance. » Il évoquait alors un virus dont les porteurs se sentent assez bien pour prendre l’avion ou aller au marché.

Il n’avait pas nommé le coronavirus mais son avertissement a toutefois été largement rappelé lorsque l’épidémie de Covid-19, détectée en Chine fin décembre 2019, s’est étendue au monde entier.

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