Au Burkina Faso, l’association Africulture organise une formation artistique pour 30 militaires et volontaires blessés en opération. À travers les Ateliers des Héros, elle entend contribuer à leur reconstruction, en complément des soins médicaux et psychologiques.
Au camp Général Aboubacar Sangoulé Lamizana de Ouagadougou, l’art devient un moyen d’accompagnement pour des combattants blessés en opération. En effet, le vendredi 24 octobre 2026, l’association Africulture y a lancé la deuxième session des Ateliers des Héros, un programme de formation artistique destiné à 30 membres des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
L’art pour retrouver une autre forme d’expression
Représentant le ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le colonel-major Soyo Palé a insisté sur la place que peut occuper l’art dans ce processus.
« L’art n’est pas seulement une expression esthétique. Il peut devenir un langage lorsque les mots ne suffisent plus, un espace de reconstruction lorsque les souvenirs sont douloureux et une perspective nouvelle lorsque l’avenir semble incertain », a-t-il déclaré.
Le représentant du ministre a également rappelé qu’un combattant blessé conserve toute sa valeur, même lorsqu’il ne peut plus retourner au front.
« Un soldat blessé n’est pas un soldat oublié et un combattant qui ne peut plus retourner au front n’a pas cessé de servir sa patrie », a affirmé le colonel-major Soyo Palé.
Il a poursuivi en soulignant que « votre expérience, votre discipline, votre résilience, votre sens du sacrifice constituent un patrimoine humain inestimable pour votre pays » avant d’insister sur la nécessité d’un accompagnement qui prenne aussi en compte les blessures invisibles.
Des œuvres pour raconter autrement son vécu
Pour l’adjudant Wendyam Abdoul Rasmané Ouédraogo, dit Owar, président de l’association Africulture, les ateliers doivent permettre aux bénéficiaires de retrouver le plaisir de créer, de partager leurs émotions et de porter un regard différent sur leur expérience.
« Nous voulons permettre à nos héros de découvrir ou de redécouvrir leurs capacités créatrices, de partager leurs émotions et de transformer, autant que possible, certaines expériences douloureuses en œuvres porteuses de sens et d’espérance », a-t-il expliqué.
