Le capitaine Ibrahim Traoré vient de pourvoir douze postes de commandement dans les Groupements d’intervention rapide (GIR), des unités chargées de combattre le terrorisme et le grand banditisme. Ces nominations figurent dans un décret signé le 23 septembre 2026, six jours après l’adoption de deux textes qui fixent l’organisation de la Brigade spéciale et d’intervention rapide (BSIR) et la composition des GIR.
Ces nominations interviennent dans le cadre d’un ensemble de changements menés depuis quelques années. Le chef de l’État a redessiné la carte militaire du pays et créé les premiers bataillons d’intervention rapide (BIR) en novembre 2022. En janvier 2024, il a mis en place la BSIR, à laquelle sont rattachés les GIR, dont les premiers commandants ont été désignés quelques semaines plus tard. Depuis, les BIR se sont multipliés et la gendarmerie a été réorganisée en légions.
Des unités réparties sur tout le territoire
Le capitaine Jean Paul Traoré prend la tête du 1er GIR, basé à Ouagadougou, tandis que le 2e GIR est également placé sous l’autorité d’un commandant de la capitale. Le capitaine Ndong Prince Heliel Cédric N’Goua dirige le 3e GIR, implanté à Bobo-Dioulasso, et le capitaine Wendpanga David Ouédraogo le 4e, à Dédougou. Les 5e, 6e, 7e, 8e et 9e GIR sont respectivement installés à Toma, Ouahigouya, Kaya, Dori et Fada N’Gourma, sous la conduite des capitaines Daouda Ki, Paul Belem, Azisse Ramdé, Karol Wend-lassida Nana et Mamoudou Naon.
Enfin, les capitaines Boureima Sanogo, Sidiki Dao et Seïdou Congo sont chargés des 10e, 11e et 12e GIR, implantés à Diapaga, Pama et Tenkodogo. Cette répartition complète l’architecture définie quelques jours plus tôt, dans laquelle le 11e GIR de Pama est rattaché au 25e BIR.