Le président burkinabè Ibrahim Traoré entend placer l’artisanat au cœur de la transformation économique du pays. En effet, ce vendredi 30 octobre 2026, il a présidé, la cérémonie officielle d’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO).
Le chef de l’État a procédé à la coupure du ruban inaugural de cette manifestation consacrée à la promotion des savoir-faire artisanaux. À cette occasion, il a appelé à dépasser la conception de l’artisanat comme simple héritage culturel pour en faire un pilier de l’avenir industriel du Burkina Faso. En effet, Ibrahim Traoré estime que la valorisation des compétences locales peut contribuer à transformer le patrimoine culturel en richesse économique.
« J’ai présidé, ce jour 30 octobre 2026, la cérémonie officielle d’ouverture de la 18e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). Je salue le talent et la créativité de nos artisans. Le SIAO met en lumière la richesse de nos savoir-faire et le potentiel de nos produits. Ma conviction est que l’artisanat ne doit plus être considéré uniquement comme l’héritage de notre passé. Il doit devenir l’un des fondements de notre avenir industriel. C’est ainsi que nous transformerons notre patrimoine culturel en puissance économique, sans jamais lui faire perdre son âme. Soutenons la transformation locale et le rayonnement de l’artisanat africain. La Patrie ou la Mort, nous vaincrons. #SIAO #BurkinaFaso« , a écrit le Président Traoré sur X.
Pour rappel, au Burkina le secteur au dispose déjà d’une base professionnelle importante. En effet, selon le document officiel de planification 2026-2030, le Burkina Faso compte 12 892 artisans immatriculés. Par ailleurs, 828 artisans ont bénéficié de financements et 708 ont accédé à la commande publique ou privée. Le même document recense 163 PME équipées en matériel de production et neuf infrastructures réalisées pour promouvoir l’artisanat.
