Avec l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, les relations entre le Burkina Faso et la Russie ont basculé dans une nouvelle phase. Pour faire face à divers défis sécuritaires, les autorités burkinabè ont renforcé l’axe entre Ouagadougou et Moscou.
Des accords stratégiques ont été signés dans le secteur de la défense. Ce mercredi 14 octobre, l’Assemblée russe, la Douma, a ratifié un accord qui va permettre au Kremlin d’élargir sa coopération bilatérale avec le Burkina Faso. Concrètement, quel est l’intérêt de cet accord et que va-t-il apporter aux deux États ?
L’axe Ouagadougou Moscou renforcé
Selon des sources concordantes, l’accord qui vient d’être approuvé par la Douma va servir de base pour multiplier les partenariats dans les secteurs de l’industrie, de l’énergie, de l’extraction minière, de l’agriculture, des transports, de la science, des technologies et de la communication. Dans un communiqué, la Douma a livré les lignes suivantes : « Le document prévoit que les deux pays développent leurs relations sur la base du respect et de la protection de leurs intérêts nationaux, ainsi que des principes et normes généralement reconnus du droit international et conformément aux buts et principes de la Charte de l’ONU. »
La Russie entend donc passer à une nouvelle phase de sa coopération avec le Burkina Faso. Le volet militaire va continuer d’occuper une place importante, mais, à court terme, des mécanismes seront actionnés dans le domaine économique pour créer de nouvelles opportunités et booster les échanges commerciaux entre le Burkina Faso et la Russie. Le Burkina Faso mène une politique de diversification de ses partenaires. En fonction de ses besoins et réalités du moment, Ouagadougou a adopté une stratégie qui lui permet de cibler les partenariats qui lui apportent une plus-value dans sa vision du développement. Dans les jours à venir, on en saura plus sur les différents contours de ce nouveau mécanisme de coopération entre la Russie et le Burkina.
