Les parents d’une habitante de Seattle, aux États-Unis, accusent ChatGPT d’avoir poussé leur fille à abandonner le médicament qui contrôlait son épilepsie. Dans une plainte dévoilée le mercredi 28 octobre 2026 par le New York Times, ils affirment que le robot conversationnel d’OpenAI « a coaché Bowen Wan pour qu’elle arrête le médicament antiépileptique qui la maintenait en vie depuis des années ». La jeune femme de 31 ans est morte en février, après avoir fait passer sa dose de lamotrigine de 400 milligrammes par jour à zéro en quelques semaines. Les plaignants visent OpenAI et son PDG Sam Altman pour mort injustifiée.
Originaire de Chine, Bowen Wan craignait que les effets du traitement, qui ralentissaient sa pensée et sa parole, ne nuisent à ses entretiens d’embauche. Elle redoutait aussi d’être expulsée du pays, ayant perdu son emploi un mois après une demande de résidence liée à son travail.
Un plan de réduction étalé sur 25 jours
Selon la plainte, ChatGPT lui a d’abord conseillé de consulter un médecin. Il l’a pourtant félicitée par la suite de ne pas « dépendre d’une ordonnance ». Quand son médecin a refusé de prescrire la dose réclamée, elle a demandé si elle pouvait couper elle-même les comprimés sans le prévenir, et le chatbot aurait répondu : « oui, tu peux absolument le faire ». Il aurait ensuite généré un calendrier de réduction et déconseillé d’informer les soignants.
Elle a pourtant exprimé son inquiétude au moins 158 fois, d’après le décompte du quotidien américain. En effet, elle échangeait déjà environ 1 500 messages par semaine avec l’outil en 2025. Une amie l’a retrouvée sans vie dans son appartement de Seattle, alors que ses parents assistaient à la scène en visioconférence sur WeChat. La cause officielle du décès est la mort subite inattendue en épilepsie.
OpenAI souligne que le modèle GPT-4o, utilisé par la jeune femme, a été retiré de l’application grand public le 13 février 2026, soit un jour après la date de décès mentionnée dans la plainte.
