Alors que le détroit d’Ormuz reste l’un des passages maritimes les plus surveillés du monde depuis le début de la guerre contre l’Iran, le président algérien Abdelmadjid Tebboune affirme que des navires de son pays continuent d’y transiter. Il l’a déclaré samedi 3 octobre 2026, en Algérie, lors de son entrevue périodique avec la presse nationale, diffusée à la télévision et à la radio. Le sujet revient dans l’actualité alors que la circulation dans le détroit reste encadrée par des escortes militaires et par des restrictions iraniennes.
Interrogé sur le passage des bateaux algériens, le chef de l’État a répondu, d’après ABNews : « L’Algérie n’a de problème avec personne, et le passage de ses navires montre qu’elle partage la vision des grandes puissances sur la stabilité du marché pétrolier ». Il n’a donné ni le nombre de navires concernés, ni leur type, ni leur cargaison.
Le président a ensuite décrit le marché pétrolier comme étant dans une situation « normale, mais pas excellente ». Il a présenté l’Algérie comme un « pays responsable » qui s’efforce d’atténuer l’effet des événements sur la stabilité de ce marché.
Un détroit fermé puis rouvert sous surveillance
Les Gardiens de la Révolution ont annoncé la fermeture d’Ormuz dès le 28 février, au début de la guerre. Le 5 mars, ils ont précisé que le passage restait interdit uniquement aux navires des États-Unis, d’Israël et de leurs alliés occidentaux. Après quarante-huit jours de fermeture, l’Iran a annoncé la réouverture du détroit le 17 avril. Depuis le 4 mai, la marine américaine guide les navires commerciaux dans cette zone. Téhéran estime que ces passages sous escorte violent le cessez-le-feu.
Dans le même entretien, Abdelmadjid Tebboune a insisté sur le rôle que l’Algérie dit jouer dans la région : « L’Algérie est un acteur réel dans la stabilité et la paix, ce qui lui a valu le respect des grandes puissances ». Sur un autre dossier diplomatique, il a écarté tout retour sur la rupture des relations avec les Émirats arabes unis, décidée en septembre : « Nous ne reviendrons pas sur notre décision ».
