Frappes sur les raffineries russes : la pression américaine sur Kiev a pris l'Europe de court

Le Financial Times a rapporté le 11 octobre, citant des responsables européens, que les États-Unis ont menacé de bloquer le système d’achat d’armes destinées à l’Ukraine. La pression a pris l’Europe de court : des responsables américains ont appelé des capitales européennes, ainsi que Kiev, pour obtenir l’arrêt des frappes sur les raffineries russes. Les menaces visent le partage de renseignements et le mécanisme PURL, par lequel les partenaires européens financent l’achat d’armes américaines pour l’Ukraine.

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump use de levier sur Kiev et sur les Européens. En mars 2025, après l’affrontement du Bureau ovale avec Volodymyr Zelensky, il avait suspendu l’aide militaire pour pousser Kiev vers des négociations avec Moscou. Les discussions directes entre Washington et Moscou avaient alors mis Kiev et l’Europe en colère, car elles les laissaient à l’écart. L’Europe avait répondu par un plan de 800 milliards d’euros pour renforcer sa défense.

Un revirement après des mois de coopération

La menace surprend d’autant plus que Washington soutenait ces frappes. Selon le FT, les renseignements américains aident depuis des mois Kiev à planifier ses attaques de drones contre l’énergie russe, qui ont réduit le raffinage d’un cinquième certains jours.

Donald Trump a annoncé dimanche un cessez-le-feu énergétique « immédiat », alors que Volodymyr Zelensky attendait encore les détails de l’accord. Le président ukrainien dit soutenir l’arrêt des frappes sur les infrastructures énergétiques, mais indique que Moscou a ensuite frappé la centrale de Kharkiv. Pour les Européens, l’enjeu est direct : PURL repose sur leurs financements, et un blocage américain les priverait d’un outil central de soutien à Kiev.

1 commentaire sur « Frappes sur les raffineries russes : la pression américaine sur Kiev a pris l'Europe de court »

  1. « la pression américaine sur Kiev a pris l’Europe de court »

    C’est pas compliqué, l’Europe est d’une guerre en retard.
    Les actions de Trump sont datées, signées, publiées depuis 15 ans
    Ce que fait Poutine, il en parle depuis 2008 … et ces crétins d’eurotaniens n’ont toujours pas compris …. ils sont « pris de court », ces bœufs.

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