Le Gabon veut mettre en place des mécanismes innovants pour mieux contrôler son secteur aurifère. C’est ainsi que ce 19 octobre, les autorités gabonaises ont retiré des dizaines de titres miniers à leurs détenteurs après un audit qui a duré plus de trois mois. Selon le ministère des Mines et des Ressources géologiques, les permis concernés qui furent retirés seront reversés dans le domaine public.
Avec cette mesure, le gouvernement gabonais veut accentuer le contrôle au niveau des circuits officiels de l’or. Comment les choses se sont déroulées ? D’après des sources concordantes, l’opération a été menée durant la période de Juin à Octobre. La mesure a concerné 52 titres dont 41 permis de recherche et 11 permis d’exploitation. Pour justifier ces retraits, les autorités ont pointé du doigt des manquements aux obligations légales et réglementaires imposées aux opérateurs miniers.
Des permis récupérés après des mois de contrôle
Le gouvernement gabonais n’en est pas à sa première opération du genre. Le 22 Juin dernier, décision avait été prise de suspendre les activités aurifères à petite échelle sur l’ensemble du territoire national. Cette décision avait pour but de favoriser un examen plus approfondi des conditions d’exploitation de l’or.
Le contrôle des titres miniers est une suite d’un processus enclenché afin d’assainir un secteur qui peut renflouer les caisses de l’Etat. En récupérant les permis concernés, le gouvernement peut revoir leur situation administrative et décider de leur éventuelle réattribution selon les procédures en vigueur. Pour le moment, les premières autorités n’ont pas détaillé pour chaque structure concernée, la nature exacte des manquements constatés Au fur et à mesure du déroulement du processus d’autres informations seront livrées à l’opinion publique.
Le Gabon possède un important potentiel aurifère. Avec une bonne organisation, le pays sera en mesure de tirer grandement profit de ce secteur et se constituer une manne non négligeable. Le contrôle des titres est un palier. Il faudra aussi mettre l’accent sur la surveillance des sites, la traçabilité du métal et le respect des obligations des exploitants restent déterminants afin que l’or du Gabon puisse profiter aux gabonais.
