Haïti : Nayib Bukele précise ses intentions et exclut toute visée néocoloniale

Quatre techniciens aéronautiques salvadoriens sont aux mains de gangs en Haïti depuis l’attaque de leur véhicule blindé, survenue le dimanche 18 octobre à Croix-des-Bouquets, près de Port-au-Prince. Le président du Salvador, Nayib Bukele, a de nouveau pris la parole sur X pour écarter toute volonté d’occupation.

Pour rappel, les quatre hommes faisaient partie de la Force de répression des gangs, soutenue par l’ONU sur place. Nayib Bukele avait annoncé le 21 octobre une opération militaire pour les retrouver, et le gouvernement haïtien avait alors qualifié leur libération de « priorité absolue ». Début octobre, le Salvador avait adopté une loi qui prolonge d’un an la participation de son armée à cette force et élargit son rôle au-delà des évacuations médicales.

Une mission de sauvetage selon Nayib Bukele

Le président a d’abord voulu lever toute ambiguïté sur la nature de la mission : « Nous ne sommes pas une armée d’invasion et nous n’avons aucune intention néocolonialiste, ni quoi que ce soit de ce genre. Notre mission, pour laquelle nous disposons de toutes les autorisations nécessaires, tant au niveau international que national, est une mission de sauvetage de nos quatre techniciens aéronautiques ».

Il a ensuite précisé l’objectif, et c’est à ce titre qu’il a promis des représailles : « Notre objectif est de les retrouver vivants. Et, ce faisant, nous allons donner une leçon aux gangs qui les ont enlevés. Car ces hommes accomplissaient un travail humanitaire. Ce sont des techniciens spécialisés dans les évacuations médicales. Ils ne constituaient donc pas des cibles militaires légitimes ».

Il a enfin comparé la situation haïtienne à celle que son pays a connuea : « Le peuple haïtien vit aujourd’hui ce que nous vivions autrefois. Nous allons accomplir notre mission, puis nous repartirons comme nous sommes venus, sans rien emporter ».

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