Les États-Unis s’inquiètent de la capacité de l’Iran à relancer sa production de missiles balistiques et de drones malgré plusieurs mois de frappes. Cela aurait d’ailleurs motivé une demande américaine de frappe unilatérale adressée à Israël, une initiative depuis suspendue.
Les États-Unis s’inquiètent des efforts de l’Iran pour reconstituer ses capacités de production de missiles balistiques et de drones. En effet, selon le journaliste israélien Ben Caspit, Washington aurait poussé Israël, au cours des deux dernières semaines, à lancer une frappe unilatérale contre Téhéran, plutôt qu’à participer directement à une opération militaire.
En outre, Washington s’inquiète de voir l’Iran reconstituer son arsenal malgré les frappes menées ces derniers mois par les forces américaines et israéliennes. Selon Bloomberg, Téhéran a préservé des usines capables de produire des missiles et des drones. L’agence rapporte également qu’un responsable occidental a évoqué des livraisons de missiles russes à l’Iran.
Cependant, l’initiative américaine se serait heurtée aux préoccupations israéliennes. Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Eyal Zamir, aurait averti ses homologues américains qu’une nouvelle attaque risquait d’obliger Israël à reporter ses élections, prévues le 27 octobre. Une riposte iranienne, notamment par des tirs massifs de missiles, pourrait perturber le scrutin. Washington aurait donc suspendu sa demande, selon Ben Caspit, qui s’appuie également sur des informations rapportées par Barak Ravid.
A en croire Ben Caspit, Washington préférait qu’Israël mène lui-même l’opération. Une intervention américaine directe aurait pu coûter politiquement à Donald Trump, à quelques jours des élections de mi-mandat du 3 novembre. Mais pour Benjamin Netanyahu, une frappe avant les élections israéliennes du 27 octobre pouvait aussi représenter un calcul politique différent.
Téhéran affiche ses capacités de riposte
Pour rappel, comme nous l’avons rapporté précédemment dans un de nos article, le ministère iranien de la Défense a affirmé que des cibles avaient déjà été préparées en cas de nouvelle attaque et que les forces armées disposaient de technologies avancées.
Par ailleurs, Donald Trump a récemment tenu des propos contradictoires sur une éventuelle frappe. Après avoir écarté une attaque avant les élections américaines, il a déclaré vendredi qu’elle restait possible. La position de Benjamin Netanyahu sur une reprise des opérations militaires demeure, pour sa part, incertaine.
