Macky Sall retire sa candidature au poste de SG de l'ONU après le vote du 16 octobre

L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, sort de la course au secrétariat général des Nations unies. Dans une déclaration publiée le 17 octobre 2026 et signée à Marrakech, il écrit qu’il a « décidé de retirer [sa] candidature audit poste », au lendemain du vote informel du Conseil de sécurité. Il a aussi relayé l’annonce sur son compte X. Président du Sénégal de 2012 à 2024, il avait dirigé l’Union africaine en 2022-2023.

Il présente ce retrait comme un geste d’apaisement : « en espérant contribuer ainsi à l’émergence d’une candidature consensuelle au sein du Conseil de sécurité ». Il affirme avoir pris sa décision après avoir consulté deux chefs d’État : Evariste Ndayishimiye, président du Burundi et de l’Union africaine, et Bassirou Diomaye Diakhar Faye, président du Sénégal et de la CEDEAO.

Des votes tests qui pointent vers l’Amérique latine

Macky Sall explique que les scrutins précédents dessinent selon lui une direction claire. Les résultats, écrit-il, « indiquent un choix en faveur d’une candidature issue de la région d’Amérique latine et des Caraïbes, et éventuellement féminine ». Il ne cite aucun nom.

Il revient aussi sur ses motivations : sa candidature « était essentiellement motivée par la volonté de mettre [son] expérience de près de quarante ans de vie publique au service des Nations Unies ». Il remercie Evariste Ndayishimiye, qui l’a parrainé, et Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qui l’a soutenu. Il salue également « les Etats membres du Conseil de sécurité qui ont voté en faveur de [sa] candidature tout au long du processus », son équipe de campagne, les autorités religieuses et coutumières ainsi que les Sénégalais.

Même hors course, l’ancien chef de l’État maintient son discours sur l’institution. Il se dit « convaincu que les Nations Unies doivent engager une transformation profonde de leurs méthodes de travail et de leur fonctionnement », dans un monde marqué selon lui par la multiplication des conflits et la fragmentation de l’ordre international. Il insiste aussi pour que l’Afrique « continue à faire entendre sa voix » dans la gouvernance mondiale.

Il conclut en restant « pleinement engagé au service des idées » qui ont inspiré sa candidature : la paix, la sécurité, le développement et le dialogue entre les nations. Il souhaite « plein succès à la personne qui sera appelée à exercer les hautes responsabilités de Secrétaire général des Nations Unies ».

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