Les marchés financiers africains ont atteint leur meilleur score moyen en dix ans, selon l’édition 2026 de l’Africa Financial Markets Index. Malgré les progrès observés dans plusieurs pays, la faiblesse des échanges continue de limiter leur capacité à attirer les investisseurs.
Les marchés financiers africains poursuivent leur progression, mais leur développement reste inégal selon les économies. En effet, le rapport 2026 de l’Africa Financial Markets Index, publié par Absa et le groupe de réflexion OMFIF, fait état d’un score moyen record de 56 points pour les 29 pays étudiés. Au total, 21 économies ont amélioré leurs résultats, portées notamment par la maîtrise de l’inflation, le renforcement des réserves de change et les réformes réglementaires.
L’Afrique du Sud conserve la première place du classement, devant Maurice et la Namibie. De son côté, le Cap-Vert se distingue par la plus forte progression, avec six places gagnées pour atteindre le 13e rang.
En outre, le Ghana réalise également une remontée notable en gagnant quatre places et en se hissant au sixième rang. À l’inverse, le Botswana et le Nigeria perdent chacun deux places et occupe respectivement les septième et huitième rangs. Le premier pâtit de la hausse de l’inflation, tandis que le second est pénalisé par des difficultés d’accès aux devises étrangères et des résultats moins favorables en matière de transparence.
Pour mémoire, le continent dispose déjà d’un réseau de 30 bourses opérationnelles desservant 38 pays, selon la Banque africaine de développement. Pour exemple, des plateformes régionales, comme la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) en Afrique de l’Ouest, facilitent notamment l’accès aux marchés de capitaux au-delà des frontières nationales. Cependant, l’existence de ces places boursières ne garantit pas une activité soutenue ni une capacité équivalente à mobiliser des financements.
Par ailleurs, la faiblesse des échanges demeure ainsi un obstacle majeur qui complique l’attraction des investisseurs et limite les possibilités de financement des entreprises et des infrastructures.
