Raffinerie de Lamu : Dangote reçoit un avertissement d'un ex-militaire candidat à la présidence kényane

L’ex-militaire Patrick Osoi, candidat à la présidentielle kényane de 2027, appelle Aliko Dangote à ne pas se précipiter pour lancer sa raffinerie de Lamu, au Kenya.  En effet, il annonce que M. Dangote repartira au Nigeria dès qu’il accède à la présidence. Le chantier de 16 milliards de dollars a pourtant démarré le 30 septembre en présence du président William Ruto. Rappelons que Dangote a déjà fait sortir de terre à Lagos une raffinerie de 650 000 barils par jour, considérée comme la plus grande du monde à train unique. Le dossier kényan entre quant à lui dans le débat électoral.

Une mise en garde lancée devant ses partisans

Patrick Osoi s’exprimait lors d’un événement du Lions Movement, selon le site nigérian Western Post. Ancien membre des Forces de défense kényanes, il a déclaré : « Je tiens à dire à Aliko Dangote : ne vous précipitez pas pour lancer la raffinerie, car lorsque je prêterai serment comme président du Kenya l’année prochaine, vous serez de retour au Nigeria. ». Pour lui, «les Kényans comptent des hommes d’affaires capables de lancer cette raffinerie».

Rappelons que la raffinerie de Lagos a fait du Nigeria un exportateur de produits pétroliers raffinés. De son côté, celle de Lamu, prévue à Mokowe, vise 700 000 barils par jour, avec une livraison annoncée dans un délai de 40 mois.

Un litige foncier examiné le 14 octobre

Le tribunal foncier et environnemental de Malindi a refusé de bloquer le lancement du chantier. Il a toutefois ordonné le maintien du statu quo sur la parcelle contestée jusqu’au 14 octobre, date de la prochaine audience.

La procédure a été engagée par 133 habitants de Chandavai, qui revendiquent ces terres comme un héritage ancestral. Ils disent ne pas s’opposer au développement du projet, mais veulent que leurs droits soient reconnus avant le démarrage des travaux. Le président Ruto a assuré que leurs préoccupations seraient traitées de manière équitable et conforme à la loi. L’audience du 14 octobre doit fixer la suite de la procédure.

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