RDC : comme son père en 1996, Joseph Kabila prend la tête d'un mouvement armé à Goma

En RDC, l’ancien chef de l’État Joseph Kabila a lancé le Front pour la refondation de la nation (FRN) ce lundi 12 octobre 2026 à Goma. Pour rappel, M. Kabila a dirigé le pays de 2001 à 2019 et se retrouve ainsi à la tête d’une structure politico-militaire installée dans une ville contrôlée par la rébellion depuis janvier 2025.

Il faut noter que la création du FRN signe la fin de l’AFC/M23. Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa, deux figures de l’ancienne coalition, occupent désormais les postes de vice-présidents. En outre, le mouvement invoque l’article 64 de la Constitution congolaise pour contester le pouvoir du président Félix Tshisekedi. Aussi, il se donne un objectif sans ambiguïté : « mettre un terme à la tyrannie par tous les moyens, y compris la force ».

Ce que son père avait fait en 1996 et 1997

Le parallèle avec l’histoire familiale est direct. En effet, Laurent-Désiré Kabila avait signé le 18 octobre 1996 au Sud-Kivu, l’acte fondateur de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL). Cette coalition était soutenue par plusieurs pays voisins et il en est devenu le porte-parole.

C’est dans cette dynamique que le 17 mai 1997, les troupes de l’AFDL sont entrées à Kinshasa après la fuite du maréchal Mobutu Sese Seko. Laurent-Désiré Kabila s’est alors proclamé président depuis Lubumbashi. Mais Il a été assassiné en janvier 2001, et son fils lui a succédé à la tête de l’État. Vingt-neuf ans après la naissance de l’AFDL, c’est donc de nouveau depuis l’est du pays qu’un Kabila prend la direction d’une rébellion, cette fois face au pouvoir de Kinshasa.

Une condamnation à mort toujours en vigueur

Notons toutefois que Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace le 30 septembre 2025 pour trahison et crimes de guerre. Selon les autorités congolaises, il serait le parrain de l’AFC/M23. Une accusation qu’Il a toujours rejetée tout en qualifiant le procès de politique.

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