La plateforme allemande SeedingUp, spécialisée dans la monétisation de sites internet et la commercialisation de contenus sponsorisés, est mise en cause pour des retards de paiement remontant à plusieurs mois. Malgré des relances répétées, un partenaire commercial affirme ne pas avoir obtenu le règlement de ses prestations. L’absence de réponse de l’entreprise suscite des interrogations sur ses pratiques et le traitement des réclamations.
Les difficultés signalées remontent au début de l’année 2026. Plusieurs demandes de retrait effectuées sur la plateforme seraient demeurées sans suite, alors que les règlements sont censés intervenir dans un délai de deux semaines, selon les conditions communiquées au partenaire concerné.
Des documents consultés font apparaître plusieurs notes de crédit toujours en attente de règlement. Certaines remontent à plusieurs mois, sans qu’une explication ait été fournie sur les raisons de ces retards.
Une direction silencieuse face aux réclamations
À la tête de SeedingUp GmbH figure Andreas Armbruster, directeur général de la société. Joseph Sansak, présenté comme interlocuteur pour les comptes internationaux, et Lena Schmidt, associée à la gestion des comptes, figurent également parmi les contacts professionnels identifiés.
Malgré les sollicitations adressées à l’entreprise, aucune réponse n’aurait été obtenue. Il n’est toutefois pas établi que chacun de ces interlocuteurs ait personnellement reçu les demandes.
Cette absence de communication soulève des questions sur le suivi des engagements financiers et les procédures internes de traitement des réclamations. Les raisons exactes du non-paiement demeurent inconnues.
Pour les professionnels de la publication numérique, la régularité des règlements constitue pourtant un élément essentiel de leurs relations avec les intermédiaires publicitaires. Des retards prolongés peuvent affecter la confiance accordée à ces plateformes.
Une enquête envisagée avec des partenaires européens
Face aux interrogations soulevées par cette situation, La Nouvelle Tribune envisage d’approfondir ses investigations sur SeedingUp GmbH, ses pratiques commerciales et le fonctionnement de ses mécanismes de paiement.
La démarche pourrait s’appuyer sur des collaborations avec des journalistes et des partenaires européens afin d’examiner les informations disponibles sur l’entreprise, son organisation et la supervision de ses activités par ses dirigeants.
L’objectif serait notamment de déterminer si d’autres professionnels ont rencontré des difficultés comparables, d’analyser les conditions contractuelles appliquées et de recueillir les explications des responsables concernés.
Ces vérifications ne préjugent d’aucune irrégularité ni d’une responsabilité individuelle. À ce stade, les éléments disponibles concernent un différend commercial précis et ne permettent pas de conclure à l’existence de pratiques généralisées.
Un appel à témoignages
La rédaction invite les professionnels ayant collaboré avec SeedingUp à partager leurs expériences, positives comme négatives, accompagnées, lorsque cela est possible, de documents permettant de vérifier les faits rapportés.
La Nouvelle Tribune reste également ouverte aux observations d’Andreas Armbruster, de Joseph Sansak et de Lena Schmidt, ainsi qu’à toute explication officielle de SeedingUp GmbH.
Précision de transparence : le différend financier évoqué concerne directement La Nouvelle Tribune. La rédaction entend traiter cette situation en distinguant les faits documentés, les déclarations des parties et les éléments restant à vérifier.
