L’écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien a reconnu mercredi 21 octobre avoir eu recours à l’intelligence artificielle pour faire « des recherches », le jour même où son éditeur québécois a rompu avec lui. Dans son communiqué, les Éditions du Boréal indiquent que la maison « ne réimprimera pas le roman et ne publiera pas d’autres livres de Thélyson Orélien ». Dans une interview à Libération, l’auteur a précisé avoir été prévenu quelques minutes avant la publication du texte : « Je ne voulais pas tout ça ». Il défendait pourtant une tout autre version le 13 octobre.
Pour justifier sa décision, Boréal a mis en avant une « analyse externe approfondie » selon laquelle l’IA aurait servi à écrire C’était ça ou mourir. L’éditeur affirme aussi avoir trouvé des traces de balises d’IA dans les métadonnées de certains documents de travail. Il rappelle que l’écrivain « nous assurait ne jamais y avoir eu recours… Nous ne pouvons pas, dans ces circonstances, poursuivre notre collaboration professionnelle ».
Un démenti catégorique le 13 octobre
Dans un texte intitulé « Ce roman que j’ai écrit », Thélyson Orélien avait rejeté les accusations en les qualifiant de « calomnie et hérésie ». Il y avait écrit : « Aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine, pas plus que le sens ou l’ordonnance d’un récit qui vient de mes tripes ». Il y reconnaissait en revanche des « erreurs inacceptables » de plagiat, commises selon lui après son arrivée au Québec en 2010.
