Mercredi 4 novembre 2026, le milliardaire nigérian Aliko Dangote a lancé, un projet de stockage et de transport de carburant estimé à 2,5 milliards de dollars dans le port de Walvis Bay. La cérémonie s’est tenue en présence de la présidente namibienne, Netumbo Nandi-Ndaitwah.
Ce lancement intervient un peu plus d’un mois après le début des travaux de la raffinerie de Dangote à Lamu, au Kenya. Aliko Dangote et le président William Ruto ont procédé le 30 septembre 2026, à la mise en chantier de ce complexe de 16 milliards de dollars, qui doit traiter 700 000 barils par jour. Le Kenya n’a plus aucune raffinerie en service depuis la fermeture de la Kenya Petroleum Refineries Limited.
Un dépôt huit fois plus grand que celui de l’État namibien
Le site comprendra une zone de stockage d’environ 600 millions de litres, soit près de quatre millions de barils, dont 360 millions de litres de gazole. Le reste sera consacré à l’essence. Dangote affirme que les travaux seront achevés dans un délai de 18 à 20 mois.
Le dépôt sera environ huit fois plus grand que l’installation de 75 millions de litres exploitée par Namcor, la compagnie publique namibienne. Dangote a expliqué que le projet devrait « atténuer les vulnérabilités logistiques » du pays, tout en réduisant les coûts de transport et la dépendance aux importations.
Un pipeline en projet
Un pipeline de 1 700 kilomètres pourrait ensuite relier le terminal à la Botswana, au Zimbabwe et à la Zambie, avec une extension possible vers la République démocratique du Congo. Ce tracé n’est pas encore définitif. En novembre 2025, Dangote déclarait déjà : « nous allons l’amener à Walvis Bay », en parlant de sa raffinerie nigériane. Pour Dangote, l’objectif est clair : « nous sommes dans le business de la production de pétrole ».

Revolutions sur tout le continent. J’espère que les francophones ne vont pas rater l’élan et le train comme c’est leur habitude.