Après le refus de Trump, l'Arabie saoudite veut faire appel à d'autres combattants aguerris

Le 7 novembre 2026, plusieurs responsables yéménites affirment que des milliers de soldats syriens vont rejoindre l’Arabie saoudite et le Yémen, certains étant déjà sur place. Ils doivent épauler le gouvernement d’Aden face aux rebelles houthis, alliés de l’Iran, alors que Washington a refusé d’intervenir directement.

Un refus américain malgré deux appels

Le 10 septembre, le prince héritier Mohammed ben Salmane a téléphoné deux fois au président américain Donald Trump pour obtenir des frappes contre les Houthis, selon le site Axios, qui cite deux responsables américains. Trump aurait décliné, et l’un de ces responsables a exposé la position de l’administration : « Nous sommes en dialogue continu avec l’Arabie saoudite et le gouvernement du Yémen au sujet de la stabilité régionale.« 

Le pacte avec le Pakistan n’a pas suffi

Riyad avait pourtant sécurisé ses arrières, d’abord avec un pacte de défense mutuelle signé avec Islamabad le 17 septembre 2025, puis avec l’accord de La Mecque conclu avec le Pakistan et la Turquie le 7 août 2026. Le lieutenant-général Ahmed Sharif Chaudhry, porte-parole de l’armée pakistanaise, a ainsi réaffirmé cet engagement : « Nous sommes là pour les protéger, et nous irons aussi loin que nécessaire selon ce que demanderont les dirigeants saoudiens.« 

Mais malgré cette promesse et la confirmation, le 7 octobre, de la présence de troupes pakistanaises dans le royaume, les Houthis continuent de viser des aéroports et des installations pétrolières.

Face à cette situation, Riyad se tournerait donc vers Damas, dont l’armée reconstituée compte d’anciens rebelles. Ces hommes ont combattu pendant des années les forces de Bachar al-Assad et les groupes soutenus par l’Iran pendant 14 ans. Un haut diplomate syrien a d’ailleurs précisé la portée de l’accord de défense récemment conclu avec Riyad : L’accord comprend spécifiquement un appui consultatif, de la formation et un échange d’expertise.

Les sources yéménites évoquent toutefois bien plus, soit un premier contingent de 3 000 hommes, puis jusqu’à 10 000 à terme, et aucun gouvernement n’a confirmé ces chiffres.

Laisser un commentaire