Au Kremlin, le Mali veut accéder aux renseignements et aux outils de surveillance russes

Le Mali a demandé à la Russie de partager ses renseignements et de lui fournir des équipements de surveillance du territoire. Le président de la Transition, Assimi Goïta, a porté cette requête face à Vladimir Poutine, vendredi 30 octobre 2026 au Kremlin, à Moscou, en marge du troisième Sommet Russie-Afrique, selon la communication de la Présidence malienne. Bamako souhaite aussi ouvrir un volet de cybersécurité, mais aucun accord n’a été annoncé à l’issue de la rencontre.

Un partenariat jugé « impérieux » par Bamako

Assimi Goïta a estimé qu’un rapprochement plus étroit entre les deux pays était devenu « impérieux » face aux bouleversements géopolitiques, et c’est dans ce cadre qu’il a salué les forces russes « qui se battent à nos côtés pour notre intégrité territoriale ». Il a ajouté que ce partenariat avait permis au Mali de reprendre progressivement sa pleine souveraineté, puis il a remercié Moscou pour son appui aux pays de la Confédération des États du Sahel, qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Vladimir Poutine a de son côté rappelé l’entrée en vigueur, en mai dernier, de l’accord fondamental entre les deux États, ainsi que les 66 ans de leurs relations diplomatiques. Les deux dirigeants ont également abordé le nucléaire civil, le solaire, les réseaux électriques, la formation technique et la transformation locale des ressources minières.

La demande malienne prolonge la visite d’Assimi Goïta en Russie en juin 2025, au cours de laquelle trois accords avaient été signés, dont un sur la coopération sécuritaire et militaire prévoyant formation, équipements et appui opérationnel. En effet, la présence d’Africa Corps, structure rattachée au ministère russe de la Défense, est officiellement reconnue par Bamako.

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