Avec un taux d’inclusion financière de 92,8 % en 2025, le Bénin occupe la première place au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Le pays devance le Togo et la Côte d’Ivoire, selon le rapport annuel de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao).
Le Togo arrive en deuxième position avec un taux de 90,7 %. Il est suivi de la Côte d’Ivoire, qui affiche 88,7 %, et du Sénégal, avec 88 %. Le Burkina Faso enregistre 81,8 %, tandis que la Guinée-Bissau atteint 79,5 %.
Les performances du Mali et du Niger restent plus faibles. Le premier affiche un taux de 61,9 %, contre 26,2 % pour le second. Toutefois, le Niger se distingue par la progression la plus importante de l’année, avec une hausse de 8,7 points de pourcentage.
Le mobile money, moteur de la progression
La Bceao attribue cette évolution au renforcement des partenariats entre les banques et les émetteurs de monnaie électronique. Le développement des services d’interopérabilité, notamment les transferts entre comptes bancaires et portefeuilles mobiles, a facilité les échanges entre ces deux systèmes.
Les mécanismes « wallet-to-bank » et « bank-to-wallet » ont ainsi contribué à une utilisation accrue de la monnaie électronique, particulièrement au Niger. Cette dynamique a également été observée dans les autres pays de l’Union, avec des progressions plus modérées.
Le Mali arrive en tête de cette évolution, hors Niger, avec une hausse de 3,3 points de pourcentage. Le Bénin suit avec 3 points, devant le Sénégal (2,2 points), le Burkina Faso (2,1 points) et la Côte d’Ivoire (2 points). À l’échelle de l’Uemoa, l’inclusion financière poursuit sa progression et se maintient à un niveau supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Le développement des services financiers numériques et les partenariats entre acteurs publics et privés contribuent à cette évolution.