Une affaire présumée d’escroquerie fondée sur l’usurpation de l’identité de l’ancienne Première dame Claudine Talon a été examinée, lundi 2 novembre 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Une femme affirme avoir versé 910 000 FCFA à des individus qui lui avaient fait miroiter une aide financière. L’information a été rapportée par Libre Express.
Selon les déclarations de la victime à l’audience, les faits ont commencé sur Messenger. Elle aurait reçu un message d’un compte utilisant le nom et la photographie de Claudine Talon. Pensant échanger avec l’ancienne Première dame, elle lui aurait exposé ses difficultés de santé.
Son interlocutrice présumée lui aurait alors proposé une assistance de 600 000 FCFA. Pour faciliter les démarches, elle lui aurait annoncé qu’un responsable financier de la Fondation Claudine Talon allait prendre contact avec elle.
Une aide financière portée à deux millions de FCFA
Un individu se présentant comme le directeur financier de la fondation aurait ensuite sollicité la victime. Il lui aurait demandé ses pièces d’identité et transmis un bordereau de versement bancaire prérempli.
Le montant de l’aide annoncée aurait ensuite été porté à deux millions de FCFA. La femme aurait toutefois commencé à douter de ses interlocuteurs lorsque le prétendu responsable lui aurait proposé un rendez-vous tard dans la nuit pour rencontrer Claudine Talon.
Elle a finalement contacté la Fondation Claudine Talon pour vérifier l’authenticité de cette démarche. Les responsables de la structure lui auraient alors confirmé qu’elle avait été victime d’une arnaque. Elle déclare avoir perdu au total 910 000 FCFA.
Cinq ans de prison requis
À l’audience, le ministère public a requis cinq ans d’emprisonnement, dont quatre ans ferme, contre le prévenu. Il a également demandé qu’il soit condamné à verser un million de FCFA à la victime en réparation du préjudice subi.
Selon les éléments présentés à la Cour, le prévenu aurait également utilisé l’identité de Nathalie Villette Wadagni, l’actuelle Première dame du Bénin, pour mener des opérations similaires. La décision de la chambre correctionnelle de la CRIET est attendue le 21 décembre 2026.
