Les acteurs de la décentralisation se sont réunis en fin de semaine écoulée à Cotonou pour un atelier stratégique consacré à la gestion des ressources du Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADEC). L’objectif : diagnostiquer les freins liés à l’absorption des crédits et définir de nouvelles orientations pour accélérer le développement des territoires.
Les travaux ont été officiellement lancés par Victorin Honvoh, directeur de cabinet et représentant du ministre chargé du budget et de la fonction publique. Au cœur des échanges figure le Fonds d’Investissement Communal (FIC), nouvel instrument clé de l’État destiné à financer massivement les Plans de Développement Communaux (PDC). Cependant, la faible consommation des fonds mis à disposition des collectivités reste une préoccupation majeure. « Ce décalage entre la disponibilité des fonds et leur exécution effective sur le terrain constitue un frein pour le développement de nos territoires », a alerté le directeur du FIC, Réginal Koumagbéafidé.
Pour pallier ces lourdeurs, le FIC entend renforcer la maîtrise d’ouvrage locale et offrir un accompagnement technique accru. Les Partenaires Techniques et Financiers ont également apporté leur contribution aux débats. Gabriella Spirli, Cheffe de la Coopération internationale de la Suisse au Bénin, a souligné l’impact des contraintes sécuritaires, d’accessibilité et d’encadrement technique, plaidant pour un mécanisme pilote de passation des marchés publics communaux. De son côté, l’Ambassadeur d’Allemagne, Dr Stephan Buchwald, a insisté sur la mutualisation des ressources et l’urgence de solutions concrètes.
En réponse, Victorin Honvoh a annoncé des mesures phares : régularisation des transferts, révision du manuel de procédures, renforcement des compétences et dématérialisation budgétaire. Les recommandations retenues seront soumises au gouvernement afin de garantir que chaque franc alloué améliore directement le quotidien des populations.
