Dans l’émission Grand Angle du dimanche 1er novembre sur la SRTB, le commissaire Jean-Marie Sèglé, directeur de la sécurité publique à la Police républicaine, a présenté la stratégie des autorités face aux infractions au volant.
La Police républicaine a renforcé depuis le 21 septembre, ses contrôles sur les feux tricolores, le port du casque, l’usage du téléphone et les couloirs de circulation. Entre le 20 septembre et le 2 octobre, plus de 3 000 véhicules ont été arraisonnés. Le 22 octobre, la police a annoncé que les véhicules aux vitres opaques non conformes seraient retirés de la circulation jusqu’à leur remise en état.
De la peur de la sanction à la conscience du risque
Pour Sèglé, la police agit sur trois leviers à la fois. Il s’agit de sensibiliser, contrôler et réprimer. La sanction reste « un moyen obligé ». Le véritable objectif selon lui, est que chacun comprenne que la règle le protège. Il affirme qu’aujourd’hui, beaucoup respectent la règle « à travers la peur de la sanction ».
Le chef du service comportement des usagers de la route au Centre national de sécurité routière explique : « le maillon le plus faible, c’est l’acceptation de la règle ». Son service travaille avec les conducteurs de taxis-motos, à qui il montre les conséquences d’un choc sans casque. Sèglé le rappelle : « on ne peut pas mettre des policiers à tous les carrefours ». Les contrôles et les sanctions restent nécessaires mais servent à installer une habitude durable.
