Pyongyang a fait étalage de sa puissance aérienne sans pilote le 29 octobre. Lors de l’exposition « Unmanned Aeronautical Technology Development-2026 », Kim Jong-un était accompagné de son épouse Ri Sol-ju et de sa fille Kim Ju-ae. Les appareils comprenaient des drones furtifs, des drones kamikazes et des engins polyvalents. Des drones suicides ont visé des maquettes de postes sud-coréens, des obusiers K9 et des chars américains M1 Abrams pendant les démonstrations.
L’exercice intervient dans un climat tendu. Donald Trump a annoncé en août, qu’il réduisait la participation américaine aux exercices conjoints avec Séoul. Il avait invoqué sa « très bonne relation avec Kim Jong-un ». Pyongyang a répliqué en qualifiant de « menace » les manœuvres Freedom Edge menées avec le Japon et la Corée du Sud. Séoul a mis de côté l’objectif de dénucléarisation du Nord pour se concentrer sur la limitation de son expansion.
Une démonstration sur plusieurs fronts
Dans son discours, Kim Jong-un a réclamé, une « supériorité absolue » dans le domaine des drones. Il a appelé à accélérer le développement de l’intelligence artificielle appliquée à la défense. Pyongyang affirme que ses drones ont atteint une précision de 100 %.
Le point le plus spectaculaire reste le tir simultané de plus de dix roquettes depuis un système d’artillerie multiple de 600 mm baptisé « Sniper ». Présenté comme une première, ce tir a été mis en avant par le régime. Aussi, une dizaine de missiles balistiques ont été tirés depuis la région de Wonsan vers la mer de l’Est, sur environ 250 kilomètres. Le Nord entend montrer qu’il peut frapper à la fois sur terre, dans les airs et en mer.
