Édouard Philippe écarte la primaire d'Attal et lie pillages et jeunes issus de l'immigration sur TF1

Dimanche 1er novembre 2026, en France, Édouard Philippe a fermé la porte à une primaire de la droite et du centre lors du journal de 20h de TF1. Le candidat d’Horizons à la présidentielle de 2027 a aussi maintenu son analyse des pillages commis pendant les manifestations d’octobre, qu’il relie à la présence de jeunes issus de l’immigration.

Le 28 octobre, Gabriel Attal avait réclamé une « grande primaire des démocrates » avant la fin janvier. Interrogé par Anne-Claire Coudray, Philippe a répondu sans nuance : « Je ne crois pas que cette primaire aura lieu », avant de la qualifier d’« une primaire de la division et de la confusion ». Son parti avait d’ailleurs fait savoir son opposition avant l’émission. Il a opposé à cette idée une autre méthode, résumée par ces mots : « On n’a plutôt intérêt à créer du commun ». Il s’est ainsi dit favorable à un rassemblement de la droite et du centre, dont il renvoie les modalités à février.

Les pillages du 17 octobre, point de friction avec Mélenchon

Sur les violences, Philippe a repris une ligne qu’il avait déjà tracée. En effet, après les événements du 17 octobre, il avait jugé « patente » la surreprésentation de jeunes issus de l’immigration et affirmé que « l’échec de l’intégration dans notre pays depuis plusieurs décennies est incontestable ». Invité dimanche à dire quelle conclusion il en tirait, il a développé : « Dans les images que nous avons vues des pillages, il y avait de fait un certain nombre et un nombre important de jeunes Français, sans doute, que je considère comme des Français, issus de l’immigration », ce qui traduit selon lui « un sujet qu’on doit regarder les yeux dans les yeux ».

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise, a réagi dans la soirée sur X, et il a visé autant la chaîne que l’ancien Premier ministre : « Anne-Claire Coudray reprend à son compte les calomnies racistes d’Édouard Philippe. Lundi, je n’irai pas au 20 heures de cette chaîne ». C’est pourtant sur TF1 qu’il avait officialisé sa candidature en mai. Philippe lui a répondu à son tour en l’accusant de présenter comme des modèles d’intégration et des victimes des forces de l’ordre ceux qu’il qualifie de casseurs d’extrême gauche. Mélenchon a alors renvoyé l’accusation en parlant de « clientélisme racialiste ».

Colère sociale et rivalité avec Attal

L’entretien s’est déroulé alors que la rue restait mobilisée, puisque des cortèges avaient défilé samedi 31 octobre, pour la troisième fois, contre la hausse du coût de la vie. Philippe a jugé que le gouvernement disposait de peu de marges de manœuvre, tout en rappelant que certaines manifestations avaient dégénéré. Il a donc demandé aux parents d’encourager les lycéens à retourner en classe.

Premier ministre de 2017 à 2020, Philippe a fondé Horizons en 2021. Il se retrouve en concurrence directe avec Gabriel Attal, candidat déclaré depuis mai, pour l’électorat du centre et de la droite.

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