Les élections de mi-mandat aux États-Unis ont réservé un revers politique aux républicains, mais aussi à l’un de leurs principaux soutiens financiers, Elon Musk. Dans la foulée, le milliardaire américain aurait vu sa fortune diminuer de plus de 60 milliards de dollars après les défaites enregistrées par les républicains lors des élections de mi-mandat du mardi 3 novembre 2026.
Selon le Financial Times, cette chute est notamment liée au recul des actions de Tesla et de SpaceX dans les échanges qui ont suivi les premiers résultats électoraux. En effet, les démocrates ont remporté une victoire importante en reprenant le contrôle des deux chambres du Congrès, jusque-là dominées par leurs adversaires. Au Texas notamment, cette victoire s’est traduite par la défaite du républicain Ken Paxton face au démocrate James Talarico dans la course au Sénat. Par ailleurs, le gouverneur républicain sortant Greg Abbott a également été battu par Gina Hinojosa. Or, ces deux défaites concernent des candidats dont les campagnes avaient bénéficié du soutien financier d’Elon Musk, qui avait mobilisé d’importantes ressources pour favoriser les républicains.
D’après les informations rapportées par la presse américaine, Elon Musk aurait consacré environ 446 millions de dollars au soutien des candidats et des organisations proches du Parti républicain durant cette campagne avec une part importante de ces ressources dirigée vers le Texas, où plusieurs candidatures soutenues par ses réseaux ont échoué. Parallèlement, les actions de Tesla ont reculé de 5,7 %, tandis que celles de SpaceX ont perdu 7,6 % dans les premiers échanges, accentuant la pression sur la valeur de ses participations.
Pour rappel, en juillet 2024, Elon Musk avait publiquement apporté son soutien au candidat républicain à la présidentielle et avait également créé America PAC, un comité d’action politique destiné à soutenir sa campagne, auquel il a consacré d’importants moyens financiers.
Après la victoire de Trump en novembre 2024, le milliardaire a rejoint son entourage et a été associé à Vivek Ramaswamy dans le lancement du Département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), chargé de proposer des réductions des dépenses publiques et une réorganisation de l’administration fédérale avant toutefois quitté cette fonction en 2025.
