Or au Niger : la Turquie prépare ses premières extractions après six années d'exploration

Ankara s’apprête à franchir une étape nouvelle au Sahel. Le ministre turc de l’Énergie et des Ressources naturelles, Alparslan Bayraktar, a annoncé jeudi 5 novembre 2026, que les premières quantités d’or sortiront du site nigérien « dans les prochains jours ». Ce résultat découle selon lui, d’un partenariat entre Eti Maden, spécialiste public des minerais, et MTA International (MTAIC), la branche internationale de l’organisme de recherche MTA.

La présence turque remonte à 2020. Le ministre de l’Énergie d’alors, Fatih Dönmez, a confié lors de la signature d’un accord de coopération, à MTAIC l’exploration de sites du sud-ouest du Niger, dont Koulbaga-1, Koulbaga-2 et Dares Salam-2. Une délégation nigérienne venue en Turquie en octobre 2024, a abouti à un pacte provisoire destiné à aider les entreprises turques à explorer le pays, au moment où les autorités nigériennes avait retiré en 2023 les permis de sociétés françaises et canadiennes. En 2025, le ministre avait déjà visé une première production avec MTA IC. Le calendrier a donc glissé.

Le Niger produit peu d’or industriel. Sa seule mine industrielle, Samira Hill, a été nationalisée en août 2025, et plus de 1,7 tonne d’or a été déclarée en 2025. Les concessions de trois sociétés aurifères ont été annulées en mars 2026. Le ministre turc présente l’opération comme une première à l’étranger : « Notre première production d’or à l’étranger est sur le point de commencer. » MTAIC va déployer sur le site des installations mobiles de concassage et de criblage conçues sur mesure par l’entreprise turque MEKA.

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