D’après l’ONU, des centaines d’anciens militaires colombiens auraient été recrutés pour combattre aux côtés des Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan. Dans une enquête détaillée, l’ONU indique que ce circuit aurait bénéficié de l’intervention de réseaux liés aux Émirats Arabes Unis. Les révélations mettent en avant l’implication de groupes et structures privés diverses dans un conflit qui est entrain de faire de nombreuses victimes.
Que nous dit le rapport de l’organisation des Nations Unies ? Selon les éléments présentés par les enquêteurs, des prestataires privés associés aux Émirats Arabe Unis auraient participé au recrutement de ces ex-militaires. Ainsi, nombreux de ces combattants furent acheminés vers le Soudan pour renforcer les rangs des paramilitaires FSR, dirigés par le général Mohamed Hamdan Daga dit Hemedti.
Des combattants colombiens recrutés pour renforcer les FSR
Le rapport de l’ONU est sans équivoque et montre que les mercenaires colombiens concernés disposent d’une solide expérience militaire. Ils sont recrutés dans le but de répondre aux besoins opérationnels des hommes d’Hemedti. Les investigations de l’ONU se sont particulièrement intéressées aux entités chargées de sélectionner les mercenaires, à leur formation et aux itinéraires empruntés avant leur arrivée sur le sol soudanais.
Le rôle attribué à des sociétés privées liées aux Émirats Arabe Unis soulève des questions sur les soutiens extérieurs dont bénéficie le groupe armé. Divers rapport d’organisations des Droits de l’Homme mettent régulièrement en cause les Forces de soutien rapide dans des violences contre les populations civiles. Il sont accusés de massacres de masse, de violences sexuelles et de persécutions visant certains groupes ethniques.

Ainsi va, malheureusement, l’Afrique.
L’argent circule aux 2 extrémités de la guerre, pendant que les vies humaines disparaissent.