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Les écoliers de l’Ecole Montaigne à Cotonou, sont allés nombreux et par vagues, dans la journée de ce jeudi 19 avril 2018, à la découverte de l’exposition «Conférence de femmes» du plasticien béninois Rémy Samuz, à l’l’Institut français du Bénin (Ifb). C’est une initiative de leur établissement qui a voulu dans le cadre de ses initiatives pour l’éducation artistique, les amener à la rencontre de cet artiste, médaillé d’or aux 8es jeux de la francophonie 2017.

A leur arrivée sur les lieux de l’exposition à l’espace Joseph Kpobly dans la matinée de ce jeudi, l’artiste même était présent pour les recevoir. Les convives ont d’abord parcouru et contemplé la vingtaine d’œuvres exposées, dont «Conférence», «Avenir», «Protection», «Nafi», «Jolie fleur», «Soya», «Ouvrière», «Maternité», «Tougbédjè vi», «Tanti», «Souclou vi», «Affirmation», «Princesse» et «La ronde». Ils étaient tous heureux, s’arrêtant par groupes au niveau des œuvres qui les attirent le plus, pour engager le débat. Chacun donnant sa compréhension des créations issues des tresses de fil de fer, la marque de fabrique par l’artiste. A la fin, ils se sont tous réuni face à l’artiste pour des questions, aussi bien de forme que de fond. Ce sont des questions de curiosité pour comprendre au-delà des œuvres, la vie, les sources d’inspirations, les choix et les projets de l’artiste. Très intéressés, ils ont même avec leurs enseignantes, exprimé le désir de rendre visite à l’artiste une prochaine fois dans son atelier pour le voir au travail

Belle leçon à l’école béninoise

Cette sortie organisée sur plusieurs jours par l’école Montaigne, est un exemple qui devrait inspirer les autorités béninoises en charge de l’éducation et celles en charge du département des arts et de la culture. C’est vrai que le Bénin est à l’ère de réformes où les dirigeants actuels sont dans une politique de tout remettre en cause avant de faire les réformes et relancer le tout, mais organiser de telles sorties pour les enfants n’en a pas vraiment besoin. On n’a pas besoin de réformer, de recruter des enseignants des arts ou d’ouvrir des classes culturelles, avant de faire découvrir aux écoliers les créations artistiques. Il suffit juste que ces autorités aient un peu d’amour pour les arts et la culture, pour prendre l’initiative. Malheureusement, les intérêts et passions de la majorité d’elles sont ailleurs.

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