Une nouvelle rencontre entre les responsables des centrales syndicales et le Chef de l’Etat Boni Yayi a eu hier jeudi 18 septembre au Palais de la Présidence. Une rencontre qui n’aurait rien apporté de nouveau dans la satisfaction des revendications exprimées, selon des sources syndicales.
Le Président Boni Yayi et les quinze ministres présents se seraient simplement contentés de les écouter et auraient souhaité la reprise sans délai des négociations suspendues.
Invités hier au Palais de la Présidence pour une ultime rencontre avec le Chef de l’Etat, les secrétaires généraux des six centrales et confédérations syndicales du Bénin, en sont ressortis « déçus ». « Déçus », regrettent-ils de n’avoir rien eu de nouveau. Une rencontre « inutile ». Débarqués au Palais de le Présidence hier aux environs de 17 heures, conformément à l’heure fixée, les responsables syndicaux ont passé plus de trois heures d’horloge à exposer leurs différentes revendications et les raisons de leurs mécontentements vis-à-vis du gouvernement, devant un Boni Yayi plutôt attentif et peu bavard et une horde de ministres ( 15 environ , a- t- on appris). Ainsi, il sont revenus sur les points essentiels de leur grogne et les exigences y afférentes. Entre autres, la hiérarchisation des salaires des travailleurs des secteurs privé et parapublic suite au relèvement du Smig intervenu depuis 2003 ; le relèvement du Smig à hauteur de 25% dans les secteurs privé et parapublic ; le relèvement du point d’indice à hauteur de 25% dans la fonction publique; la suppression de la Tva sur la factures d’électricité et d’eau; la réduction du train de vie de l’Etat et la suppression immédiate des Institutions budgétivores non prévues par la constitution ; le respect scrupuleux des libertés démocratiques et syndicales; la prise d’autres mesures d’accompagnement aux fins de préserver le pouvoir d’achat des populations en général et des travailleurs en particulier; l’ouverture sans délai des négociations (gouvernement/Centrales Syndicales avec la prise en compte effective des revendications des travailleurs. Ce dernier point aurait suscité une réaction plus ou moins positive de la part du Chef de l’Etat dont le souhait serait de les voir reprendre très rapidement, invitant les centrales syndicales à se tenir prêtes quand le gouvernement les convoquera pour ce faire. Le Chef de l’Etat a également évoqué la question du délai de transmission du budget de l’Etat exercice 2009 qui devrait se faire au plus tard le 4 octobre. Les syndicats se sont alors demandés si leurs revendications y seront prises en compte au cas où les négociations n’aboutiraient pas avant cette date.
Des responsables syndicaux contactés hier, à l’issue de cette rencontre, estiment par ailleurs, qu’ «elle ne valait pas la peine », car elle devrait intervenir lorsque toutes les autres voies de recours auraient été épuisées. Ils soupçonnent aussi le ministre de la fonction publique de vouloir jouer au « zèlé » en orchestrant une telle rencontre, après la toute récente qui fut un rendez manqué de la part du Président Boni Yayi, pour avoir été mal préparée par le même ministre.
Christian Tchanou
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