Impact du franc CFA sur le développement des pays africains

Impact du franc CFA sur le développement des pays africains

Depuis un certain moment, le débat sur le franc de la communauté financière africaine en Afrique de l’Ouest ou de la coopération financière en Afrique centrale (CFA) se fait de plus ample dans certains pays africains.

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Des mouvements anti-CFA ont vu le jour et des manifestations ont été organisées dans plusieurs pays pour dénoncer le franc CFA comme un instrument d’aliénation. D’aucuns pensent que cette monnaie est un gage de stabilité et de contrôle de l’inflation tandis que d’autres y voient un instrument de sous-développement et de pauvreté. Quel a été l’impact du franc CFA sur le développement des pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) et de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC)? Faut-il maintenir cette monnaie ou non? Si elle doit être maintenue, faudra-t-il un taux de change fixe par rapport à l’euro ou un taux de change flexible?

En économie, il n’y a pas une définition standard unanime du mot monnaie. Pour A. Chaineau, la monnaie désigne l’ensemble des moyens de paiements, c’est-à-dire l’ensemble des actifs acceptés partout, par tous et en tous temps et qui permet d’acquérir un bien ou un service. La monnaie sert à évaluer un bien ou un service (c’est un instrument de mesure de valeur), au règlement des échanges (un instrument de transaction) et comme un instrument de réserve car elle offre la possibilité de différer sa consommation dans le temps, au moyen de l’épargne.

Pour effectuer des échanges entre eux, les pays ayant des monnaies différentes utilisent le taux de change. Le système de change désigne l’ensemble des principes et règles qui organisent le cadre dans lequel la valeur de la monnaie est déterminée. Cette valeur, appelée taux de change, peut être déterminée par rapport à une ou plusieurs monnaies étrangères (L. Yougbaré, 2009). Le taux de change est alors la valeur d’une monnaie par rapport à une autre monnaie. Le taux de change entre dans les arbitrages qui guident les décisions des agents économiques dans leurs transactions sur les biens et services ou le placement de leur épargne. Il existe trois catégories de régimes de change. Il y a le régime de change flexible (le dollar américain), le régime intermédiaire (le yen chinois) et le régime fixe. Dans le régime de change fixe, le cours de la monnaie est fixé par rapport à une monnaie ou un panier de monnaies étrangères par la banque centrale émettrice qui est tenue d’en défendre la valeur.

Que retenir du franc CFA?

Le franc CFA est une monnaie créée en 1945 pour les colonies françaises d’Afrique. Sa convertibilité pose un certain nombre de problèmes. En effet, selon la définition de la monnaie, elle est un actif accepté partout et qui est convertible. Malheureusement, ce n’est pas le cas du FCFA. Un échange de biens ou de services ne peut s’effectuer librement entre les zones UEMOA et CEMAC avec le FCFA parce qu’il n’y a pas libre convertibilité entre les monnaies émises par les deux banques centrales malgré qu’elles utilisent la même monnaie. La monnaie émise par chacune des banques centrales n’est ni interchangeable ni convertible. Il est aussi difficile voire impossible de convertir cette monnaie en une autre même en France. À partir d’août 1993, la banque de France a supprimé la convertibilité libre et illimitée des billets CFA à ses guichets.

A sa création, le franc CFA valait 1,7 franc français avant de s’établir avec le temps à 0,01 franc français, soit 100 FCFA pour 1 FRF en 1994. Depuis le passage du franc français à l’euro en 1999, 1 euro vaut 655,957 FCFA. La valeur du franc CFA ne change donc pas au jour le jour. Elle a donc un régime de change fixe sans responsabilité par rapport à l’euro, autrefois le franc français (W.Gbohoui, 2016).

Selon le principe des accords de coopération monétaire, les banques centrales de l’UEMOA et de la CEMAC doivent déposer au moins 50% de leurs devises au niveau du trésor français comme contrepartie de la garantie de convertibilité illimitée. Cela ressemble à un impôt colonial que les pays africains versent à la France. Et pourtant, ces pays africains sont indépendants depuis plus d’un demi-siècle.

Quel est l’impact de cette monnaie sur le développement des pays?

Selon le communiqué du dernier sommet des Chefs d’Etat de l’UEMOA, le franc CFA a permis une stabilité monétaire et financière bien que cela ne soit pas spécifique à la zone, une maitrise de l’inflation même si elle n’est pas due à la fixité de la parité (taux d’inflation UEMOA 1%, CEMAC 2,5% contre 7% pour l’Afrique Sub-Saharienne en 2015, Banque de France), de réserves de change équivalents à cinq (05) mois en importation. Et pourtant, depuis sa création, le niveau de vie des populations de l’UEMOA et de la CEMAC n’a guère évolué positivement. Au contraire, le niveau de paupérisation de ces populations s’en va grandissant. En se référant au niveau de vie des populations, on constate que les populations vivent mieux au Ghana et au Nigéria que celles des pays de la zone franc. En effet, la valeur de l’Indice de Développement Humain (IDH) en 2015 est de 0,519 pour la CEMAC, 0,437 pour l’UEMOA contre 0,579 pour le Ghana et 0,527 pour le Nigéria. Il faut aussi remarquer que la majorité des pays de la zone franc occupe les vingt dernières places du classement de l’IDH 2015. Aussi, la création de richesse par habitant est moins soutenue dans la zone franc que dans les pays anglophones, en particulier au Ghana et au Nigéria. Le taux de croissance moyen du PIB par habitant est de 1,6% dans la zone franc (1,9% pour la CEMAC et 1,6% dans l’UEMOA) sur la période 2004-2016 contre une performance de 2,5% dans l’Afrique anglophone (3,5% pour le Nigéria et 3,2% pour le Ghana). En 2015, la CEMAC a créé 1535 $ de richesse par habitant, l’UEMOA 733$ (Mar B. Ndyaye, 2016) contre 1381,4 $ au Ghana et 2640,3 $ au Nigéria (Banque Mondiale, 2017). En outre, pendant que l’UEMOA et la CEMAC ont vu leur produit intérieur brut (PIB) multiplié par 36 et 57 respectivement entre 1960 et 2015, le Ghana et le Nigéria ont vu leur PIB bondir de 31 fois et 100 fois respectivement (Banque Mondiale, 2017). Les meilleurs élèves de ces zones que sont la Cote d’Ivoire et le Cameroun ne font pas mieux que le Ghana et le Nigéria. Leur PIB a évolué de 546,2 millions $ à 31,7 milliards $ et de 618,7 millions $ à 29,2 milliards $ respectivement sur la même période. Les pays de la zone franc créent donc moins de richesse que le Ghana et le Nigéria.

Quelle est la part de responsabilité du FCFA dans ces performances économiques et sociales?

Le franc CFA est une monnaie trop forte pour l’économie de la zone franc et son fonctionnement trop rigide et pas favorable au financement du développement. En effet, la fixité du taux de change fait que la valeur du FCFA est déterminée par les aléas économiques au sein de la zone euro et non par la conjoncture au sein de la zone franc. Si l’euro s’apprécie par rapport au dollar, la dette des pays de la zone franc augmente mécaniquement et il y a une surévaluation du taux de change qui pénalise leur compétitivité. De plus la rigueur monétaire excessive pour préserver la parité du franc amène les pays à négliger certains indicateurs comme le chômage que s’ils étaient dans un régime flottant. En outre, selon la théorie de l’avantage comparatif, un pays se spécialise dans la production d’un bien où son coût de production est le plus bas possible comparativement aux autres pays. Ainsi, les pays de la zone franc ayant des coût de production très élevés pour la plupart des biens qu’ils consomment et la force de leur monnaie par rapport à leur économie font que les importations coûtent très moins chères comparativement à la production locale. Par conséquent, ils sont obligés de se confiner dans les importations au préjudice du renforcement de leurs capacités de production locale. De ce fait, la zone franc CFA a des économies de consommation et non de production. Il faut alors pour ces pays, une monnaie qui les amène à produire ce qu’ils consomment. Ce qui va équilibrer un tant soit peu leur balance commerciale.

Par ailleurs, le franc CFA ne permet pas un bon financement des économies de la zone. Alors que dans la zone euro, le ratio crédit à l’économie sur PIB est de 100%, il n’est que de 23% dans la zone franc. Les pays n’ont pas une grande marge de manœuvre pour financer les infrastructures socio-économiques indispensables au développement de leurs économies. Les banques centrales n’apportent donc pas un concours suffisant au financement de l’activité économique. Aussi, la libre transférabilité engendre la fuite des capitaux indispensables pour un réinvestissement dans ces économies. Cet état de chose permet aux multinationales, françaises en occurrence, de rapatrier facilement leur profit vers la France pour réinvestir ailleurs au détriment de l’investissement en Afrique. Ce qui décourage l’épargne nationale et favorise l’emprunt extérieur. Conséquence, les pays sont dans un cercle vicieux de l’endettement chronique.

La centralisation des réserves de change auprès du trésor français sous le nom de compte d’opération, contenue dans la convention entre la France et les pays de la zone franc, est un frein pour l’épanouissement des pays africains. Cette réserve de change que ces pays peuvent utiliser pour financer leur économie est une bouée d’oxygène pour l’économie française. En 1966 par exemple, l’apport en devises des pays de la zone franc est 5,51 fois celui de la France. Les réserves de change de l’Afrique représentent 99,86% du gain net total de devises reçues par la France (N. Agbohou, 2013). Ce qui a amené l’ancien Président Gabonais, feu Omar BONGO, a affirmé que « Nous sommes dans la zone franc. Nos comptes d’opérations sont gérés par la Banque de France, à Paris. Qui bénéficie des intérêts que rapporte notre argent ? – la France ». Ensuite, étant donné que toute ressource dans le trésor public d’un pays est une ressource qu’il pourra utiliser à sa guise, le trésor public français utilise les réserves africaines stockées chez lui pour combler ses propres déficits. Ce que confirme Xavier de La Fournière en disant « L’avantage que représente pour le Trésor français l’existence de soldes créditeurs aux comptes d’opérations est réel, car ils sont l’une des ressources qu’utilise le Trésor français pour financer la charge qui résulte pour lui des découverts d’exécution des lois de finances et de l’amortissement de la dette publique.» Et pourtant, c’est une ressource de ces pays qui pourra être utile pour la réduction de la pauvreté. Enfin, les comptes d’opérations condamnent les populations africaines à la misère car ils privent des millions d’Africains de revenus pouvant leur permettre de mieux vivre. Selon la Banque Mondiale, le revenu annuel moyen des africains est d’environ 927 128 franc CFA en 2015 alors que les réserves de changes de l’UEMOA s’élève à 7 529,9 milliards de FCFA la même année (BCEAO, 2016). Cela signifie que, en bloquant cette somme en compte en France, c’est plus de huit (08) millions Ouest Africains qui sont dépossédés d’un revenu annuel potentiel et qui sont contraints de vivre dans la misère. Et pour palier un tant soit peu ce problème, la France prête aux pays africains une partie de leur propre argent comme aide au développement.

Au total, le franc CFA est une monnaie qui protège les pays contre les chocs exogènes mais c’est une monnaie trop forte pour l’économie de la zone. Ce qui ne favorise ni la production, ni les exportations autres que les matières premières; par conséquent le bien-être des populations. Que faut-il faire dans ce cas? Nous proposons une stratégie de plusieurs étapes pour sortir de cet engrenage économique.

Première étape, il faut changer le nom de la monnaie et sortir la France des instances de gestion de la monnaie. Les pays de la zone franc ne sont plus les colonies françaises. La zone doit avoir une monnaie africaine comme le Nigéria a son Naira, le Ghana son Cedi, la Chine son Yuan, l’Afrique du Sud son Rand. La monnaie doit porter l’identité de la zone qui l’utilise.

Deuxième étape, il faut avoir une monnaie dont la valeur correspond à l’économie de la zone. Pour ce faire, il est impératif de changer de régime de change car le système de change influence à la fois les performances économiques extérieures et domestiques des pays (L. Yougbaré, 2013). Nous suggérons alors un régime flottant dans une fourchette avec un panier de devises avec lesquelles ces pays ont beaucoup d’échanges. Ce nouveau régime va permettre d’ajuster la valeur de la monnaie à la conjoncture économique, de favoriser les exportations. Ce qui implique qu’il aura en amont, le renforcement des capacités de production, la création d’emploi et par ricochet, la réduction de la pauvreté. En effet, une monnaie faible par rapport aux autres devises permet de réduire les importations car elles reviennent plus chers mais encourage la production locale, donc les exportations. La flexibilité de la monnaie des pays africains va encourager la production locale, la rendre plus compétitive par rapport aux produits importés. Et ces pays pourront exporter des produits finis et faire entrer des devises au lieu de n’exporter que les matières premières. La Chine est un grand exemple. Depuis des années, les pays européens et les États-Unis accusent la Chine de manipuler sa monnaie pour favoriser sa balance commerciale à leur détriment.

La troisième étape se compose de plusieurs volets. Primo, il faut garder le principe de mise en commun des réserves de change mais ces réserves ne doivent plus être déposées au trésor public français mais dans leurs banques centrales. Les intérêts générés par ce placement doivent être investis dans le développement de la zone. Secondo, il est nécessaire de redéfinir une nouvelle politique monétaire. Il faut réduire progressivement le taux appliqué pour les réserves de change en tenant compte des besoins de l’économie de la zone et ceci doit être fait par les pays africains eux-mêmes. Tertio, il faut assurer la convertibilité de la nouvelle monnaie entre l’UEMOA et la CEMAC. Ceci va favoriser les échanges inter-régionaux et la coopération sud-sud. En outre, il faut réglementer la libre transférabilité au sein de la zone. Dans ce cadre, il faut limiter la fuite des capitaux par les multinationales hors de la zone. Ainsi, l’Afrique pourrait avoir plus de ressources à disposition pour financer son développement.

Au regard de ce qui précède, le franc CFA a permis aux pays l’utilisant d’avoir une stabilité monétaire, une inflation faible, de réserves de change équivalents à cinq (05) mois en importation mais cette monnaie maintient leur population dans la misère, le sous-développement. Malgré ces avantages, il est indispensable d’aller vers une monnaie qui permet de sortir les populations de la pauvreté. C’est ce que je crois.

Odilon LOKO
Ingénieur Statisticien

Commentaires

Commentaires du site 14
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    Patrick Miessan 4 mois

    Je tiens a remercier ce brave monsieur qui au lieu de critiquer sans rien apporter comme les autres a fait l’effort de nous situer
    A ceux qui se disent toujours incapables de prendre en main leur finances au Point de le confier aux “blancs” vous manquez de maturitésachez que tôt ou tard le franc CFA disparaitra il faut cependant que nous nous préoccupons que d’attendre Mariline le pen e faire a notre place
    On n’arrête pas de se plaindre de l’hégémonie européenne alors que nous leur donnons l’occasion de nous manipuler car si vous l’ignorer celui qui détient vos finances détient vos actions ainsi il vous plonge dans un état de dépendance pire que celui a peu mais qui estaitre de son trésor

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    ALLOMANN 4 mois

    @Franco qu’entendez-vous par souveraineté dans notre États? Nos indépendances ont elles toujours été gérées pour le bien être de la ģrande majorité de nos populations?? Non, au contraire, et la gouvernance dans la quasi totalité de nous États indiquent que seuls les politiques, leurs familles et leurs clans s’arrogent la richesse nationale,…. Je vous garantie que demain, une monnaie nationale sera gérée de la même manière que l’économie nationale est organisée aujourd’hui. C’est à dire que si vous n’êtes pas du clan ou du même bord politique, vous risquez de ne pas avoir droit aux délivrances de devises pour les voyages par exemple… Les cas existent à foison au Nigéria, RDV, Guinée Conakry, etc….

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    ALLOMANN 4 mois

    @Alo,j’ai les preuves que des bananes commercialisées à Cotonou provienne de l’équateur. Cette réalité est le reflet des déficiences structurelles de notre pays et qui n’ont rien à voir avec le CFA. Au demeurant, les importations de tomates, de carottes et autres légumes du Burkina sont elles imputables elles aussi au CFA??? Cessons de cacher les échecs de nos politiques économiques sous le cache sexe du CFA.. …

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    Franco 4 mois

    Je n’ai pas besoin d’être un économiste pour savoir que pour un pays, battre sa propre monnaie, est un acte de souveraineté.

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    sonagnon 4 mois

    L’auteur de cet article, a fait l’historique du CFA, ses répercutions sur l’économie de nos pays.
    Il faut être de mauvaise foi pour soutenir le contraire.

    Savez vous que le CFA est une monnaie plus forte par rapport à l’EURO que les monnaies des pays comme la Corée du Sud, le Vietnam, et l’Iran???

    Quel pays de la zone CFA en Afrique dépasse économiquement l’un de ces trois pays???? Aucun!!!

    Il faut qu’on cesse de nous mentir, l’Afrique francophone n’a aucun avenir avec le CFA.

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    ALLOMANN 4 mois

    ..Tout a été dit sur la problématique du franc CFA. La contribution de M. Loko n’apporte aucune plus value au débat, ni de propositions inovantes….. Au contraire, elle est truffée de confusions, de contrevérités, de lieux communs indignes d’un cadre du niveau ingénieur statisticien (certainement pas …. économiste…..?).
    C’est le début de la nouvelle saisons d’hystérie contre le franc CFA, avec les “afro -activistes du net”(dixit Jean Paul DIAZ, ..candidat aux législatives au Sénégal..) dont le fond de commerce est de ressasser à profusion ce débat pour s’illuster au nom d’une certaine souveraineté mal assimilée et qui ne comprennent rien…je dis bien ….rien à cette problématique…..(allez constater les difficultés monétaires au Nigéria et en RDC, vous en reviendrez guéris de vos élucubrations…)
    Soit dit en passant, je viens d’arriver à Cotonou où je vois de bonnes dames porter sur leurs tête des bassines de bananes douces….. importées de l’Equateur ou du Ghana…. C’est le franc CFA qui empêche le Bénin de produire de la banane douce en dehors du cocoe millénaire de nos aieuls….!!!!!!
    J’y reviendrai…

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      Amaury 4 mois

      @ALLOMAN,

      Grand défenseur si FCFA devant l’éternel dans ses oeuvres. Rire !

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      Amaury 4 mois

      @ALLOMAN,

      Grand défenseur du FCFA devant l’éternel, dans ses oeuvres. Rire !

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      Alo 4 mois

      Je doute que des bananes douces soient importées de l’Equateur.
      Ceci dit, si le FCFA était moins fort, le coût des importations ne serait-il pas prohibitif? De ce fait, la production local ne serait-elle pas plus concurrentielle?
      Certes, ce n’est pas le seul aspect dont il faut tenir compte.

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      David 4 mois

      CHER M. @ALLOMAN,
      Vous insultez beaucoup, pour au final dire peu de choses utiles.
      Le statisticien à fait l’effort de résumer les principaux points que soutiennent les opposants au CFA.
      Vous, en revanche, n’apportez aucun argument constructif, pire, vous injuriez..
      pour finir, vous donnez un exemple, en parlant de banane, qui illustre vos limites sur le sujet. Laissez moi vous répondre le plus brièvement possible: “OUI, UNE MONNAIE FORTE FAVORISE L’IMPORTATION.L’EFFORT DE PRODUCTION LOCALE SUBIT UNE PLUS GRANDE CONCURRENCE. C’EST LE CAS DU FCA. IL EST VRAI QUE LA PRODUCTION LOCALE EXISTE, NOTAMMENT EN COTE D’IVOIRE, ET QU’ELLE VA CROISSANTE, ENTRE AUTRE GRACE AUX INVESTISSEMENTS DOMESTIQUES ET ETRANGERS… MAIS JE REPETE, OUI UNE MONNAIE FORTE CREE UNE PRESSION DÉFAVORABLE SUR LA PRODUCTION LOCALE”

      Soyez plus constructif dans vos sorties..

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        aziz 4 mois

        je ne connais pas allomann..et je ne sais pas sa profession…mais nous devons avouer que ce monsieur maitrise son sujet…et est aux faites des info monétaires

        Le monsieur casse vraiment les briques..et on a le plaisir de le lire

        Moi..je ne suis pas économiste,ni spécialiste de la monnaie…mais je fait juste..travailler..ma petite cervelle de moineau emmerdeur..

        Je demande…que tous afro optmistes..ceux qui sont contre le francs cfa…nous disent ce qu’il pensent…des monnaies..du zaire,des colonies portugaise,du naira,du rdc..et autres..qui sont des monnaies de bono bono

        On peut critiquer la france avec raison…mais..sommes nous assez matures..pour gérer une monnaie

        Ceux qui peuvent gérer une monnaie..ou un pays d’ailleurs ne laisseront jamais..ses citoyens…vivre le drame..en lybie et en méditérannée

        Quand je vois ce spectacle celà me brise le coeur..et j’ai meme honte d’etre africain

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          Napoléon1 4 mois

          L’auteur de cet article a fait un sommaire récapitulatif sur cette monnaie de CFA, la monnaie Na-zie imposée aux Etats africains de la zône-franc.

          Que des africains désespérés s’en vont tenter leur Chance ailleurs et se font engloutir par les océans e5t les mers,

          C’est justement une Raison de plus pour que les pays africains de la zône-franc aient leur propre monnaie qu’ils gèrent eux-mêmes pour le mieux et pour le pire.

          Ces pays africains auront au moins la liberté de pouvoir choisir entre le plein emploi pour la jeunesse ou l’inflation ou l’équilibre de leur balance commerciale, l’acte d’équitation que tous les pays ont appris et savent jouer.

          Les africains de la zône-franc doivent-ils être les seuls, les éternels demeurés Grands enfants dont on doit préserver de ce quest difficile?

          “l’homme est un apprentis, la douleur est son maître et nul ne se connait tant qu’il n’a pas souffert”.

          La monnaie de la République démocratique du Congo et Celles des anciennes colonies portugaises n’ont rien à envier au franc CFA dont l’existence est artificiellement maintenue à un Niveau qui ne reflète pas la capacité productive des pays concernés.

          Même le dollar américain n’est plus aujourd’hui ce qu’elle était. Il fut un temps, lorsque vous détenez du dollar américain, vous pouvez à tout instant vous présenter à la “Federal Reserve” et vous faire échanger vos dollars en or.

          Dans les année 1970 le gouvernement américain avait jugé bon de faire descendre le dollar de ce Piedestal qui assurait au dollar américain une force artificielle qui allait mettre en péril tous les réserves d’or du pays.

          Aujourd’hui le dollar américain n’a que la valeur de ces coupures ni plus ni moins. Il conserve néanmoins un certain attrait comme monnaie pilote des affaires dans le monde. Mais la monnaie chinoise, japonaise et le Euro lui ont ravi la vedette depuis.

          Ce qui veut dire qu’en matière de monnaie, il faut compter sur les hauts et les bas. Savoir jouer le jeu et surtout savoir ce que l’on veut et prendre la bonne décision au Moment où il faut, c’est ce qui compte.

          Mais cela s’apprend comme toute Chose: prévoir, dignostiquer et guérir une maladie par exemple. Et cela est maitrisable par tout le monde qui s’en occupe sans distinction de race ou de sexe.
          Pour un pays, avoir sa propre monnaie et la gérer, ce n’est pas une question de maturité, c’est l’acte premier de l’affirmation de la souveraineté matérialisée.

          Seul un peuple aliéné attendrait l’appréciation de sa maturité par les autres avant de disposer de sa liberté d’agir et d’exister.

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        ALLOMANN 4 mois

        @David, vous me donnez raison sur la banane, dont la production est croissante en Côte d’ivoire et même au Sud du Sénégal. Donc pas d’excuse pour le Benin qui importe tomates et carottes du Burkina.
        Ceci dit, j’ai déjà, sur ce forum, étayé de A à Z mon argumentaire sur les élucubrations des soi disants souverainistes et autres activistes ignorants tout de la monnaie. …Je n’ai plus besoin de ressasser ces démonstrations…..Malheureusement, le sujet revient de façon récurrente avec les mêmes analyses erronées. ..Je vais peut etre adopter l’attitude de la BCEAO qui ne ressent plus la necessite de repondre aux non sachants qui prétendent donner des leçons de monnaie et de politique monétaire aux professionnels du secteur….

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          Euder 4 mois

          La France, qui gère notre monnaie, est-elle compétitive en tous produits qu’elle consomme ? L’histoire de la banane peut être comprise de la même façon que chacun voudra étayer le NON en réponse à cette interrogation.

          La Côte d’Ivoire ne serait-elle pas plus compétitive avec une monnaie qu’elle a en partage avec les pays de la sous-région ? Faites un clin d’œil à l’Allemagne.

          Effectivement, la mauvaise gouvernance est le gros problème d’une monnaie future gérée par les Africains. S’il doit y en avoir, ce qui serait très bien, il faudrait penser un mécanisme de gestion très innovant, tenant compte des nombreux cas de gestion approximative.
          Dans le confort offert par le CFA à l’élite, c’est difficile à cette même élite de se séparer du CFA. C’est ainsi que je résume les arguments pour le maintien de cette monnaie (qui n’en est pas une). En principe, il faut une monnaie qui ne soit pas gérée pour ceux qui l’utilisent.

          Le coût de la mauvaise gouvernance dépasserait-elle le solde créditeur du compte d’opérations (y compris les intérêts)? On ne le saura jamais si on n’a pas essayé notre propre monnaie. Mais nous sommes certaind que par le mécanisme du CFA, nous résolvons plus les problèmes de la France que nos propres problèmes.