Persistance des grossesses en milieu scolaire au Benin : l’abandon des parents indexés

Persistance des grossesses en milieu scolaire au Benin : l’abandon des parents indexés

Le phénomène de grossesse en milieu scolaire, touche chaque année des centaines de filles au Bénin. Les causes de ce phénomène qui amène plusieurs filles à abandonner les classes sont essentiellement selon les témoignages de ces futures filles-mère, le suivisme et la démission de certains parents.

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Environs 2763 élèves filles enceintes ont été enregistrées au cours de l’année académique 2016-2017, sur le territoire national. Ces jeunes élèves filles abandonnent pour la plupart les classes pour cette raison. Ce qui constitue un frein à leur formation scolaire.

« Actuellement, je suis déboussolée. Je regrette mon insouciance puisque je n’irai plus à l’école cette année », a confié Zita, élève en classe de seconde dans une zone reculée de Calavi. Agée de seize (16) ans et enceinte de six (6) mois. Comme elle, plusieurs autres filles évoquent leur amertume par rapport à la situation qu’elles sont obligées de vivre à cause de leur grossesse. C’est le cas de Régina, élève en classe de première. Agée de 17ans et enceinte de huit mois, elle n’a pas pu terminer l’année scolaire 2016-2017 à cause de sa grossesse.

D’après elles, c’est le suivisme, la diffusion de certains programmes inappropriés à la psychologie des enfants sur les chaînes de télévision, le manque d’engagement des parents et de certaines autorités scolaires sur l’éducation sexuelle, ainsi que la quête de subsistance, qui sont à la base de leur situation actuelle. Pour les parents la faute revient en grande partie à ces filles qui refusent d’écouter les conseils.

« Nous crions tous les jours à la maison, ma fille attention avec les amis que tu côtoie. Laissez les garçons et étudiez. Mais elles n’écoutent jamais. C’est quand elles sont confrontées aux conséquences de leurs actes qu’elles se rendent compte de ce que nous disions », déplore Joséphine, mère de deux filles.

Selon Bruno Montcho, sociologue, la déperdition scolaire des jeunes filles due aux grossesses précoces est un obstacle pour le développement de la société. « Lorsque nos jeunes sœurs abandonnent les classes à cause des grossesses, non seulement elles mettent un frein aux projets que les parents ou tuteurs entrevoient pour elles, mais aussi elles portent atteinte à l’évolution de la société. », se désole-t-il. A son avis, il faut des actions concrètes pour changer la donne.

A cet effet, Bruno Montcho propose quelques approches de solutions. Pour lui, la responsabilité des parents est la première arme pour combattre le mal. Il l’explique en ces termes : « quand les parents voient leur fille rentrer avec un téléphone portable ou des cadeaux, quelque soit leur rang social, ils doivent l’interpeler. La discussion autour du sexe ne doit plus être un sujet tabou comme la culture nous l’exige ». La communication entre parents et enfants est également importante aux yeux du sociologue.

« Ce que les enfants se disent entre eux est impensable. Il vaut mieux communiquer avec eux et accepter qu’ils posent des questions qui les dépassent», explique-t-il.

Face au phénomène de grossesses en milieu scolaire qui ruine l’avenir de bien de filles dans le pays, il s’avère désormais primordial que les parents et autres acteurs intervenant dans l’éducation des adolescents, puissent discuter de la sexualité avec leur progéniture, surtout dans les zones rurales. Une sensibilisation réfléchie, efficace et honnête, est dorénavant indispensable

Commentaires

Commentaires du site 5
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    aziz 4 semaines

    Regardez bien…ces malheureuses soeurs…avec leurs ballons..

    C’est le phallocrate…franck makon…qui les a enceintées….

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    aziz 2 mois

    Ces trois femelles sont des vidémégon…victimes de franck makon

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    aziz 2 mois

    Pourvus..que tous ces beaux ballons…de nos femelles..ne finissent pas leur vie en méditérannée..à la recherche du bien etre

    pauvres afriques….

    Qui agit et pense par le sexe

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    GbetoMagnon 2 mois

    La contraception aussi… Penser que dire suffira est vain et illusoire.

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    Napoléon1 2 mois

    L’éducation sexuelle avant la puberté ne doit plus être un tabou entre parents et enfants. Aussi la contraception préventive dès le collège doit être généralisée et prise en Charge par l’Etat.