L’actualité sur la suppression du droit de grève dans plusieurs secteurs au Bénin fait couler beaucoup d’encre et de salive. En 2011 déjà, ce sujet avait été abordé par le Professeur Joseph Djogbénou au cours d’une entretien accordé à notre rédaction.L’entretien a été conduit par le Directeur de Publication de LA NOUVELLE TRIBUNE, Vincent Foly et Mr Emmanuel Tachin.

Avec l’actualité de la suppression du droit de grève des magistrats, agents de santé et de sécurité(à lire ici), nous vous proposons en nouvelle publication, un entretien que nous a accordé l’actuel Ministre de la justice à son cabinet le 02 Octobre 2011. Lire le compte rendu

LNT: ”Parmi les questions de droit posées à la Cour, il y en a une d‘essentielle et fondamentale. Est-ce que l’interdiction du droit de la grève prescrite par la loi adoptée par l’Assemblée nationale, à l’égard des fonctionnaires, quoique paramilitaires ou militaires et assimilés, est conforme à la Constitution?

La Cour constitutionnelle, en faisant recours aux instruments internationaux, notamment au Pacte international relatifs aux droits sociaux, politiques et économiques, et aux Pactes de l’organisation internationale du travail a considéré que les interdictions faites étaient valables. Or, cette solution ne parait pas conforme à la Constitution d’une part, d’autre part à la jurisprudence. Et quand on parle de la jurisprudence, il s’agit de la jurisprudence de la Cour constitutionnelle, elle-même.

La jurisprudence étrangère, notamment celle du Conseil d’Etat français, n’est pas respectée. D’abord, sur la constitution, il faut lire l’article 31 de la Constitution dispose que l’Etat reconnait et garantit (regarder bien la conjonction de coordination «et»). La garantie n’est pas l’interdiction, il est vrai que la Constitution dispose également que tout travailleur peut défendre dans les conditions prévues par la loi l’exercice du droit de grève qui peut être limité. Le droit de grève en lui-même ne peut être interdit; c’est son exercice qui peut être limité. C’est la Constitution de notre pays qui a prévu cela […]

Lire l’interview complète en cliquant sur le lien ci-dessous

Interview publiée dans notre parution du Lundi 03 Octobre 2011 à lire sur notre site archive ici (A bâtons rompus avec Me Djogbénou : ”La Cour ne peut interdire le droit de grève”)

 

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29 Commentaires

  1. POUR CEUX-LA QUI DEFENDENT LE VOLTE-FACE DE DJOGBENOU ET COMPAGNIE, JE VOUDRAIS LEUR DIRE QU’IL FAUT ETRE SUFFISAMMENT BETE POUR PENSER QUE LE FAIT D’ETRE SUR LE LIEU DE TRAVAIL SUFFIT POUR GARANTIR QU’ON TRAVAILLE EFFECTIVEMENT.
    LE FAIT DE SUPPRIMER DEROIT DE GREVE N’APPORTE AUCUNE SOLUTION. AU CONTRAIRE CELA AGRAVE LA SITUATION. C’EST TRANSFORMER ENCORE PLUS LES AGENTS DE SANTE EN KAMIKAZE. SI VOUS AVEZ VOS PARENTS A L’HOPITAL, JE VOUS ASSURE QUE C’EST MIEUX POUR EUX DE NE PAS ETRE SOIGNE DU TOUT QUE D’ETRE SOIGNE PAR DES AGENTS DE SANT MECONTENTS, CAR EN CE MOMENT LA, ILS SONT PLUS DANGEREUX. NOTEZ BIEN CECI

  2. Eeééeh voilà les pestiférés ont lâché et ça sent très mauvais oui très très mauvais,eux autres ne sentent pas cette odeur âcre, malheureusement pour eux qu’ils ont les narines bouchés, c’est bien le moment venu on aura plus besoin de beaucoup d’efforts avant qu’ils ne qu’ils ne suffisaient; face à ce tableau deux individus ont retenu mon attention, l’un complètement rabougris et ratatiné, même dépassé par les évènements futurs et présents, l’autre ramolli comme l’os que AWA avait mis sur le feu.Que retenir alors?””NOUS AVISERONS””

  3. Certains critiquent parce qu´ils n`ont jamais perdu un parent dans un hopital pour faute d´assistence en période de grève.
    Il faut avoir subir cela pour comprendre de quoi on parle.
    Laissons les théories livresques et faisons face aux problèmes sociaux causés par l´exercice du droit de grève dans certains corparations de l´administration publique.
    J´appartiens à l´une de ces corporations et je suis favorable à la suppression pure et simple du droit de grève.

    • Ce que vous ne comprenez pas avoir le droit de grève ne veut pas dire aler en grève. Vous êteslibre d’exercer le droit ou pas. donc le supprimer n’est pas synonyme qu’il n’ya plus de problèmes. Le problème fondamental est de savoir pourquoi ils vont en grève ? pas toujours our des primes et même si c’était le cas, les primes leur permettent de se tenir en vie et en bonne santé pour bien soigner les autres. Ils vons aussi en grève pour des conditions de travail qui ne permettent pas de bien faire le travail ; la preuve, les autorités ne se soignent pas ici parce qu’il n’y a pas les infrastructures et le matériel nécessair epour les soigner adéquatement, vu leur fonction il faut leur assurer un soi de qualité et le plus rapide possible. Alors, si ce même état depuis des decennies laisse les formations sanitaires dans un état de dalabrement avancé, comment les agents peuvent travailler adéquatement pour garantir un soi de qualité ? Et donc vous les appelez à croiser les bras devant les malades ? JE SUIS D’ACCORD QU’ON LIMITE LE DROIT DE GREVE POUR CERTAINS CORPS SENSIBLE COMME LA SANTE ETC. MAIS LA SUPPRESSION amènera un régime par exemple à ne rien faire du tout our la santé et les agents qui n’ont rien pour travailler se trouveront devant les patiens et incapables de travailler, incapable de réclamer… C’est ce que je pense humblement

  4. QUE VOULEZ-VOUS QUE DJOGBENOU FASSE ?
    C’EST CE QU’ON APPELLE DU POLITIQUEMENT CORRECTE .
    COMME L’A DIT L’ANCIEN MINISTRE DE L’INTERIEUR DE LIONEL JOSPIN , JE NOMME JEAN -PIERRE CHEVENEMENT , QUAND ON EST MINISTRE DANS UUN GOUVERNEMENT , IL Y A DEUX OPTIONS ET IL FAUT CHOISIR UNE :
    1 – SE TAIRE
    2 – PARLER ET DEMISSIONNER .
    LONGUE VIE A DJOGBENOU .
    JE VEUX A L’EPREUVE CERTAINS NAIFS DU FORUM DEVENIR MINISTRE ET CRITIQUER A TOUT VENT LEUR PROPRE GOUVERNEMENT .
    TU PEUX AFFIRMER UNE CHOSE HIER ET DEMAIN ETANT MINISTRE PIETINER LA MEME CHOSE .
    C;EST DU POLITIQUEMENT CORRECTE !

  5. Coyiii gnan, vous avez l’eau des égouts a la place du cerveau ou quoi. Ou talon a tranché votre cervelle.

    La constitution dit que le droit de grêve ne peut être supprimé, mais dans certains cas limité!
    Meme si nous sommes en plein dans un Etat Voyou sous la rupture, sachez que le peuple ou l’armée vous chassera un jour pour haute trahison!

  6. Contrairement à certains, je ne vois aucune malhonnêteté intellectuelle de la part de Djogbenou qui par ailleurs n’est pas celui que les Béninois ont mandaté depuis Avril 2016. Aussi, entre les démonstrations doctrinales dans les quatre murs d’une faculté et les réalités de l’exercice du pouvoir, le fossé est vite creusé.
    La réalité est qu’aujourd’hui on ne peut plus continuer de laisser des Béninois mourir faute de soin juste parceque certains estiment que leurs primes de confort doivent passer avant la vie de leurs concitoyens. C’est de cela qu’il s’agit et on voit bien que ça n’a rien à voir avec des lubies d’apprentis constitutionnalistes
    La réalité est qu’on ne peut plus continuer de laisser les Béninois sans justice chaque fois que Adjaka et ses camarades voudront faire augmenter leurs dotations en carburant. Ce n’est pas juste. Nous avons assez souffert comme ça des caprices des “Akowés” sans cœur ni veine patriotique.
    D’ailleurs on a forcé personne à être fonctionnaire hein. Quand on veut vivre comme Crésus dans la vie, il existe d’autres voies mieux indiquées que la fonction publique dont il ne faut pas perdre de vue le caractère sacerdotal. Les discours sur les libertés individuelles(droit de grève et autres) sont bien beaux mais encore faut-il être en vie pour jouir de ces libertés qui ne sont jamais d’ailleurs absolues. La vie humaine est sacrée et il faut aussi la protéger et même s’il le faut au détriment d’autres considérations.
    Koooooyii !!!!!

  7. Djobénou est la voix de son maître.
    Si les intérêts de son maître penchent vers la droite, alors le contorsionniste Djogbénou oriente son raisonnement vers la droite. Mais, sitôt le vent tourne et que les intérêts du maître penchent vers la gauche, Op! Djogbénou ajuste son braquet en conséquence. Un vrai pro.

  8. Ce retournement spectaculare de veste et d’opinion de la part de Djogbenou confirme à suffisance la définition que le commun donne de la pratique de la Politique.

  9. Messieurs les contempteurs!!!!! Relisez bien les propos de M. Djogbenou qui ne sont, en rien, en contradiction avec la démarche actuelle du Gouvernement. Il dit bien que le législateur est fondé à aporter des limitations au droit de grève. Je cite ” Le législateur a les coudées franches pour accomplir les limitations à l’exercice du droit de grève. Par rapport à l’intérêt général, au projet de société du gouvernement, eh bien les limitations peuvent être apportées”.

    • @ALLOMAN,

      Je ne suis pas sûr que vous pouvez vous en sortir cette fois-ci avec vos contorsions sémantiques habituelles (Hihihihihihi !). Le loi votée dit bien ”suppression de droit de grêve” ce qui signifie en français du baba de zongo ” toi pas avoir droit de faire grève”.

      En avant la rwandarisation du Bénin, Youpiiiiiii !

    • @ Alloman

      Le passage que vous citez parle de limitation et non privation. Dans le cas d’espèce le BMP vient de retirer le droit de grève à ces différents corps. Il y a une très grande nuance entre limitation et privation. Allez-y chercher un autre argumentaire.

    • La question est de savoir si c’est cette démocratie où tout le monde pense avoir des droits mais jamais aucune obligation qui nous sortira du trou noir dans lequel on gît confortablement depuis un demi siècle.
      La cosmétique institutionnelle assortie de semblants d’élections onéreuses ne fait pas bouillir les marmites n’est-ce pas?

        • Laisses affaire de manière Amaury. Aux grands maux, les grands remèdes.
          Si Holo laisse passer, on est quitte. Les fonctionnaires font à peine 5% de la population nationale. On peut pas tout le temps se plier à leurs caprices parce qu’ils disposent de moyens de chantage contrairement au plus grand nombre.
          Ce n’est pas une question de théories juridiques. C’est une question de justice sociale.

  10. Ces gens là sont à pendre. Ils n’ont aucune parole et n’ont même pas honte pour eux-mêmes et leur famille. Moi, je suis tout simplement dépassé par tout ce qui se passe actuellement dans ce pays.

    • Tout a fait raison. Lorsqu’il y en a qui pensent que le Général M Kerekou a fait reculer l’économie du pays de 40 ans pendant que les pays de la sous région ne sont pas mieux que le Benin, il y a lieu de se demander le sérieux des Beninois.

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