Bénin : Histoire, vie, bilan et palmarès de l’alliance FCBE

Bénin : Histoire, vie, bilan et palmarès de l’alliance FCBE

A une semaine de la tenue du 2e congrès du parti, le Coordonnateur national de l’Alliance Forces Cauris pour un Bénin Emergent Eugène AZATASSOU, a entretenu la presse en week-end sur les tenants et les aboutissants de cette grande messe politique.

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(Le Coordonnateur des FCBE Eugène AZATASSOU à cœur ouvert avec la presse) Il est revenu de long en large sur la création, le parcours et le bilan de cette alliance qui résiste depuis près d’une décennie à tous les assauts.

Création de l’Alliance FCBE, vie, palmarès, bilan des dix ans de participation au pouvoir, actualité nationale sous l’ère de la Rupture, Deuxième Congrès ordinaire l’Alliance… Tels sont les grands axes de l’entretien donné à la presse par son coordonnateur Eugène Azatassou.

Création de l’Alliance FCBE, vie, palmarès

Sur le premier point, Monsieur Eugène AZATASSOU a fait remarquer que les Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE), sont une Alliance politique mise en place pour accompagner le Docteur BONI YAYI dans la gestion du pouvoir. Mise sur les fonts baptismaux le 19 octobre 2008, elle est composée de plus de 100 partis politiques, plus de 400 mouvements de jeunes, de femmes et de beaucoup de personnalités. Ce grand rassemblement que d’aucuns qualifiait de bébé né avec des dents, a été de tout temps la formation la mieux animée au regard de la tenue régulière des instances statutaires : quatre conseils nationaux ; congrès extraordinaire de 2015, des Ecoles de cadres, etc. Il faut reconnaitre que cette forte animation a été à la base du succès des FCBE aux différentes élections constitutionnelles. En 2007 alors que ce fût sa première élection législative, elle s’en est sortie avec 35 députés et a pu s’adjuger le contrôle du perchoir. En 2008 à la deuxième échéance électorale, les résultats contre toute attente étaient satisfaisants : 48 mairies contrôlées sur 77, plus de 13.000 élus locaux sur 26060, plus de 800 conseillers municipaux sur environ 1500.

A en croire le Coordonnateur national, l’organisation n’a cessé de se dynamiser et de tendre la main à d’autres acteurs politiques, preuve d’ouverture d’esprit, de rassembleur qui caractérisent le leader charismatique, le Docteur Boni Yayi. C’est pourquoi à partir de 2010 une autre organisation a vu le jour, en l’occurrence l’Union de la Majorité Plurielle Présidentielle (Umpp). Cette plus grande ouverture constituait déjà une prédisposition, le socle qui a permis le succès aux élections présidentielles de 2011, le retentissent KO de 2011.

Les élections législatives de 2011 ont permis aux Fcbe et alliés d’obtenir 48 députés, et la conservation du perchoir à la l’Assemblée Nationale.

Les élections législatives et communales de 2015 ont réaffirmé la prééminence des FCBE sur toutes les autres formations.

Malgré l’approche de fin de règne caractérisée par des départs et des trahisons, l’Alliance Fcbe s’en est sortie avec 33 députés et 26 maires. Signalons à toutes fins utiles que l’Alliance a perdu le perchoir à une voix près.

Au regard des performances au cours des 10 dernières années de la gestion de Boni Yayi, l’Alliance reste et demeure la première force politique de notre landerneau.

Aucune œuvre n’étant parfaite, l’Alliance et son leader charismatique ont fait chou blanc aux dernières élections présidentielles de 2016. Ce fut une grande épreuve dans un contexte où la désinformation, le mensonge, les trahisons à fort renfort médiatique des réseaux sociaux animés par des acteurs payés à grands frais, ont embrouillé l’opinion publique. Ce fut également le moment où les télécommandes dont a parlé Houngbédji, dictaient leur loi.

« Fcbe fière de l’héritage laissé par Yayi »

Sur le second point relatif au bilan des 10 ans de participation de l’Alliance Fcbe à la gestion du pouvoir, le Coordonnateur a exprimé la fierté de l’Alliance aux côtés du Docteur Boni Yayi. En effet a-t-il insisté, le leader charismatique de l’Alliance Fcbe a de tout temps été un homme très engagé pour le développement national. En témoignent les nombreuses infrastructures socio-économiques et communautaires à son actif. En réalité souligne le coordonnateur, plusieurs principes ont sous-tendu le concept de l’Emergence et de la Refondation. Entre autres principes, l’Alliance. Tous les autres domaines d’animation de la vie nationale ont été pris en compte : l’agriculture, l’électricité, l’eau, l’environnement, la diplomatie, etc.

Au demeurant conclura Monsieur Eugène Azatassoun, l’Alliance Fcbe est fière et se retrouve entièrement à travers l’héritage laissé par Boni Yayi au cours de ses deux mandats.

« Le consensus bafoué au profit d’un despotisme… »

Abordant l’actualité nationale sous le régime de la Rupture, le coordonnateur indique qu’après avoir perdu le pouvoir, l’Alliance désillusionnée par la non reconnaissance de cette prouesse par la population, a semblé être plongé dans une passivité, mais qui n’était qu’un temps d’observation, de comparaison et d’appréciation de la nouvelle gouvernance.

Il est possible aujourd’hui de faire remarquer que les bases économiques sociales politiques mises en place et entretenues, sont en train malheureusement d’être « saccagées », « fracassées », « fragmentées », « descendues de leur piédestal » et dévoyées de leur contenu. Les privatisations sauvages au profit d’un clan, la poursuite sélective des opérateurs économiques, la destruction massive et méchante des emplois, les déguerpissements sauvages sans alternative, l’intimidation, le mensonge au sommet de l’Etat, le bâillonnement de la presse, la vassalisation de la plupart de nos institutions, la lutte sélective contre la corruption, etc. sont devenus, insistera Monsieur Azatassou, les réalités de l’Etat béninois, du régime de la Rupture. A tout ceci s’ajoute une volonté programmée d’affaiblir la démocratie et l’Etat de droit. Le consensus érigé en valeur constitutionnelle est bafoué au profit d’un despotisme qui réfute la place accordée à la Cour Constitutionnelle. Le dernier exemple en date est le refus subreptice de l’Assemblée Nationale de désigner les membres du Cos-Lepi conformément aux recommandations expresses de la Cour Constitutionnelle. C’est dans ce contexte empreint de cynisme, de désenchantement, de révolte des populations que l’Alliance décide de se rendre à Parakou les 10 et 11 février 2018, dans le cadre de son deuxième Congrès ordinaire.

Statut et position de l’alliance Fcbe

Il reste à noter que l’Alliance Fcbe durant les 22 mois du régime de la Rupture, a à maintes occasions (Conseil National du 03 décembre 2016, Conférence de presse, points de presse, déclarations, communiqués et autres marches….), attiré l’attention du peuple et de l’opinion internationale sur les dérives autocratiques de ce pouvoir. Le présent Congrès va certainement se prononcer sur certains dossiers, entre autres : la position de l’Alliance face au pouvoir de la Ruse et de la Rage, le statut politique de l’Alliance, la création de l’Ecole du parti, le renouvellement des instances statutaires, la place des Intuitions de la République dans notre système démocratique

Commentaires

Commentaires du site 3
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    OLLA OUMAR Il y a 11 mois

    Democrate , oui se parti qui est la FCBE a semé ” un bordel heureux et bénéfique ” au point que les beninoises et les beninois en sont nostalgiques et souhaitent qu’ils reviennent 

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    Sonagnon Il y a 11 mois

    Entre le mal et le pire, je crois qu’il faut choisir le mal!!!

    Entre la ruse et la rage, moi je suis du côté des FCBE. Quel que soit ce qu’on puisse leur reprocher, face au danger Patrice TALON il faudrait serrer les coudes.

    Seulement, si vous ramenez un mercenaire comme autrefois, vous connaissez la sanction.

    Aujourd’hui, le jeune ministre de l’économie KOMI KOUCHET me parait être une alternative crédible si ADJAVON n’arrive pas à sortir de ses affaires.
    La mobilisation doit commencer dès aujourd’hui!!!

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    Democrate Il y a 11 mois

    Voilà le parti qui a semé le bordel dans le pays durant 10 années.