Grève à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi : Les patients pâtissent en silence

Grève à l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi : Les patients pâtissent en silence

Les agents de la santé sont décidés à aller jusqu’au bout. Comme toutes les semaines, ces agents observent un mouvement de grève de 72 heures pour exiger du gouvernement la satisfaction de leurs revendications.

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Ceux de l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi n’ont pas dérogé à la règle hier mardi 13 février 2018, laissant ainsi les patients dans une situation inconfortable. En dépit des réquisitions faites, les agents de santé de l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi sont plus que jamais déterminés à obtenir satisfaction de leurs revendications. En effet, dans la matinée d’hier mardi 13 février 2018, ces agents étaient presque absents, du moins pour la plupart à leur lieu de service.

Du service de la maternité, de la pédiatrie en passant par celui de la néonatologie, le constat est le même. Les patients attendent vainement l’arrivée du personnel pour recevoir des soins. Une situation qui n’est pas sans conséquences sur des patients qui ne savent à quel saint se vouer.

Une situation pénible pour les patients et parents

« Je suis venu pour un rendez-vous en néonatologie et je n’ai vu personne, pas même les aides-soignantes. Cette grève n’a fait que trop durer. C’est nous les pauvres qui souffrent le plus dans cette affaire. J’invite humblement le gouvernement à penser à nous en apportant définitivement une solution… » a déclaré Matilde Fatognon, une patiente.

Abondant dans son sens, Edwige Atchadé parente d’une patiente n’a pas manqué de dénoncer l’attitude des agents de la santé et celle du gouvernement. A l’en croire, les agents de santé devraient pouvoir compatir aux souffrances des patients en levant leur motion de grève car la santé n’a pas de prix. De plus, ces derniers ont prêté serment et ne doivent en aucun cas jouer avec la santé de la personne humaine. Consciente de ce que leurs revendications sont légitimes, elle les invite à penser aux béninois qui n’ont que les moyens de se faire soigner dans les hôpitaux publics. « Visiblement, le gouvernement ne tient pas des discours pouvant apaiser ces agents. Il faut que nous sentions de la part du gouvernement une volonté de sortir de cette impasse pour que ces agents puissent reprendre correctement le travail » a-t-elle mentionné.

Appel à un bon fonctionnement des hôpitaux publics

En tant que père de la nation, le président de la République Patrice Talon devrait se mettre au-dessus de la mêlée afin que « nos hôpitaux publics » fonctionnent normalement a laissé entendre Edwige Atchadé. Pour Nadège Zinsou patiente du service de pédiatrie, cette grève n’a fait que trop durer et mérite que le gouvernement y apporte enfin une solution définitive pour le bonheur des populations.

Le service des urgences, une exception

Si le service de la pédiatrie, de la néonatologie et celui de la maternité sont en manque de personnel, ce n’est pas le cas au service des urgences. En effet, bien que ce personnel n’est pas au complet, l’on constate une prise en charge des patients et cela est apprécié. « C’est avec beaucoup de joie que nous avons aimé la promptitude avec laquelle le personnel de ce service a donné les soins à notre frère », nous a confié Victor Langanfin, parent d’un malade. Selon ses explications, son frère a fait une crise dans la nuit du lundi au mardi, ce qui les a conduits aux urgences de l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi. Fort heureusement soutient-il, ce service en dépit de la grève reçoit des malades. Il finit en invitant les deux parties à fumer le calumet de la paix pour sauver davantage de vies

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