Ceradis décroche la «mention spéciale» pour son engagement en santé sexuelle et reproductive

Sur 162 candidatures dans le monde pour le compte de l’édition 2017, du Prix des droits de l’Homme de la République française, l’Ong béninoise Ceradis est arrivée à décrocher la mention spéciale du jury, sur les thématiques de la liberté d’information, la promotion et la protection des droits sexuels et reproductifs. La cérémonie de remise de prix s’est déroulée mardi 8 mai 2018, à la résidence de l’Ambassadeur de France au Bénin. « Mention spéciale » pour le Centre de réflexions et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (Ceradis), pour son combat quotidien depuis deux décennies sur les droits humains, applicables à la santé sexuelle et reproductive au Bénin. C’est le verdict du jury de l’édition 2017 du prix des droits de l’homme de la République française « Liberté, Egalité, Fraternité », focalisé en cette année sur la liberté d’information, la promotion et la protection des droits sexuels et reproductifs.

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Un prix décerné depuis 1988, par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (Cncdh), avec «la vocation de distinguer des actions de terrain et des projets portant sur la protection et la promotion effective des droits de l’Homme». L’Ong a reçu la distinction mardi dernier, des mains de l’Ambassadeur de France au Bénin, Véronique Brumeaux, à la faveur d’une cérémonie qui s’est déroulée à la résidence de l’Ambassadeur à Cotonou. «C’est le reflet d’un travail assidu et continu», indique le Président du Conseil d’Administration de Ceradis, Dr Loukman Agbo-Ola.

Ceradis est une Ong de premier plan au Bénin, qui agit sur les questions d’accès aux soins, à l’information, à la sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive, reconnait l’Ambassadeur. Elle a décroché la présente distinction pour son projet «Démarginaliser les filles en situation de vulnérabilité, par la promotion de leurs droits sexuels et reproductifs dans la commune de Ouidah », où les indicateurs de vulnérabilité des jeunes femmes sont encore élevés, selon le sondage de l’Ong. « Il s’agit pour l’organisation, de renforcer les pouvoirs, la participation, la capacité de négociation et d’autonomie des filles, à travers la mise en place participative et consensuelle d’interventions intégrées, avec les communautés du milieu rural, afin d’apporter des réponses aux problèmes liés à l’accès des jeunes filles aux services de santé sexuelle et de la procréation », renseigne le Directeur exécutif, Nourou Adjibadé.

La détermination à poursuivre en dépit des obstacles

Depuis 1998, Ceradis fait son chemin dans ce secteur, même si c’est un terrain plein d’obstacles selon le Pca. «Promouvoir les droits sexuels au Bénin n’est pas facile, parce que l’environnement socioculturel constitue un facteur de ralentissement. Il faut être tenace, et être à l’écoute de la communauté, des leaders, pour négocier le passage de l’utilisation optimale de la contraception », rapporte-t-il. «Ça semble difficile mais on y arrivera», rassure Dr Flore Gangbo. Mais déjà, Ceradis se dit plus encouragée à travers ce prix.

«C’est une source de motivation et d’encouragement pour le personnel, qui se bat aux côtés des responsables de l’organisation afin d’accroitre les capacités de mobilisation de ressources et la confiance des partenaires», affirme le Directeur exécutif.

«Cette distinction s’annonce comme un catalyseur de bonnes performances, pour l’organisation et l’Alliance internationale Droits et Santé, à laquelle Ceradis est affiliée», ajoute-t-il. A ses dires, l’Onga prévu dans son plan stratégique 2016-2020, renforcer ses actions au profit de la promotion de la santé de la reproduction des adolescents et jeunes. Ceci, à travers des initiatives visant à « développer des actions de plaidoyer en vue du respect des huit engagements pris par le Bénin à la Conférence d’Addis-Abeba sur la Planification Familiale, et réaffirmés en juillet dernier au sommet de Londres ; mettre en œuvre des actions de plaidoyer pour contribuer à une meilleure efficacité du Plan d’Action National budgétisé, pour le Repositionnement de la Planification Familiale (2014-2018)».

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Il sera aussi question pendant cette période, de « développer des actions de plaidoyer pour l’adoption de différents textes d’application de la loi n°2003-04 du 3 mars 2003, relative à la santé sexuelle et à la reproduction, et de la loi n°2011-26 du 9 janvier 2011, portant prévention et répression des violences faites aux femmes ; d’engager des actions de plaidoyer pour une révision à court terme d’un certain nombre de textes réglementaires, notamment ceux relatifs aux services à base communautaire, pour un développement de la délégation des tâches en matière d’offres de services PF, et de travailler aux côtés des autres organisations et réseaux de la société civile pour une opérationnalisation effective du cadre institutionnel, de la Stratégie nationale multisectorielle de la santé sexuelle et de la reproduction des adolescents et jeunes (2018-2022), qui vient d’être adoptée par le ministère de la santé ». «Nous serons plus engagés et actifs pour atteindre les objectifs», promet le Pca

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