Indépendance du Bénin : “notre pays n’est déjà plus le même” dixit Patrice Talon

Indépendance du Bénin : “notre pays n’est déjà plus le même” dixit Patrice Talon

Béninois, Béninoises, Chers compatriotes Il y a tout juste un an, lors de la célébration du 57ème anniversaire de notre indépendance, je vous exhortai

An 1 de Talon : « Rien de concret n’a été réalisé dans le secteur judicaire » selon Michel Adjaka

Béninois, Béninoises, Chers compatriotes Il y a tout juste un an, lors de la célébration du 57ème anniversaire de notre indépendance, je vous exhortais au courage et à l’espoir, puisque la lutte que nous menons ensemble, pour faire du Bénin un pays moderne et prospère est longue et difficile mais exaltante et qu’au bout de l’effort et des sacrifices, le Bénin dans lequel nous vivrons, et que nous laisserons à nos enfants sera un Bénin où l’essentiel des ressources aura été consacré aux besoins vitaux de la population.

L’eau potable, l’électricité, les écoles, les centres de santé, les hôpitaux, les routes, l’internet, les ports et aéroports, un commerce florissant pour les grands opérateurs comme pour les tout petits commerçants. C’est à cette tâche que mon gouvernement s’est attelé avec détermination.

S’il est vrai que le développement d’un pays requiert du temps, on peut dire aujourd’hui que le succès est à portée de main. Car, sous nos yeux, les importantes transformations et réalisations qui s’opèrent progressivement donneront bientôt à notre pays, un autre visage.

Ainsi, pouvons-nous observer, que nous sommes déjà à mi-parcours pour l’atteinte de nos objectifs en matière d’énergie électrique, que notre programme de fourniture d’eau potable à tous nos citoyens a démarré un peu partout dans le pays, que l’asphaltage des rues de certaines de nos grandes ville est entré dans sa phase visible avec l’attribution des marchés aux entreprises. Que notre sécurité dans nos villes, nos campagnes, et sur nos axes routiers est désormais une réalité même s’il nous reste encore beaucoup à faire.

La protection de nos côtes maritimes, le développement du réseau routier, les progrès de la production agricole, l’assainissement des finances publiques, les réformes administratives et bien d’autres actions promises et programmées sont déjà appréciables.

Chers compatriotes,

Notre pays n’est déjà plus le même. Il est en pleine transformation, et rien, ni personne ne sera oubliée.

Mais pour redresser durablement la barre et prendre significativement, notre part dans le renforcement de notre indépendance, nous dévons garder courageusement le cap pour conduire à bonne fin, avec détermination, tous ces chantiers ouverts dans tous les secteurs.

Pour y parvenir, il est indispensable que nous soyons absolument débarrassés du fléau de la corruption qui assèche nos ressources et rend inopérant l’énergie que nous consacrons au développement avec tant de sacrifice. La lutte contre l’impunité est un chantier majeur, tel est le but des réformes que nous avons engagées au niveau de l’appareil judiciaire afin qu’il soit plus diligent et plus efficace dans cette lutte.

Je me réjouis de constater, à la suite des levées d’immunité parlementaire intervenues ces derniers jours, que l’Assemblée nationale,  elle aussi, s’est mise au diapason.

Je voudrais ici remercier à cet égard, la société civile, l’opinion publiquement en général, ainsi que nos partenaires techniques et financiers pour leur soutien et leur encouragement. C’est dans ce contexte volontariste qu’est intervenue l’initiative prise par les députés d’introduire une proposition d’amendement de notre constitution qui se résume en quatre points :

  • Inscrire l’abolition de la peine de mort dans la constitution pour lui donner une valeur supérieure à celle que lui confère le code pénal ;
  • Créer une cour des comptes pour assurer la rigueur et la transparence dans la gestion des fonds publics et nous conformer aux différents traités internationaux que nous avons signés ;
  • Améliorer la présence des femmes à l’Assemblée nationale par une disposition particulière permettant l’élection d’un nombre minimum de femmes, comme l’ont déjà fait de nombreux pays dans le monde et même en Afrique ;
  • Regrouper autant que possible, les élections sans remettre en cause la durée du mandat du président de la République pour réduire leur impact sur les ressources de l’Etat et pour consacrer davantage de temps à l’œuvre passionnante du développement.

Cette initiative était des plus pertinentes, et il était permis de penser qu’elle ferait l’unanimité ou réunirait tout au moins, un nombre suffisant de députés pour que la révision soit acquise par la voie parlementaire. A la surprise des députés eux-mêmes et d’une grande partie de l’opinion publique, cette proposition de révision de la constitution a juste recueilli le vote favorable de 62 députés sur les 82 que comptent désormais l’Assemblée nationale, au lieu des 66 suffrages nécessaires.

Je rends ici, un hommage mérité aux députés qui ont initié, soutenu et voté ladite proposition. Je remercie l’opinion publique qui, dans sa très grande majorité, a appuyé ce projet d’amendement de la constitution.

A ce stade, la loi me donne la faculté de parachever cette réforme par l’organisation d’un référendum sur les quatre sujets débattus par l’Assemblée nationale et approuvés par 62 députés contre 20.

J’ai décidé, chers compatriotes, de ne pas user de cette faculté, et donc de ne pas organiser de référendum sur ce sujet.

D’abord, parce que dans son état actuel, la loi organique sur le référendum ne me permet pas d’y recourir sans méconnaître cette disposition essentielle. Je suis garant de la légalité républicaine.

Ensuite, parce que le coût de l’organisation d’un référendum mettrait à contribution, la trésorerie de l’Etat pour un montant incompatible avec ma volonté de consacrer nos ressources actuelles aux besoins vitaux de la population. Un référendum coûte cher. Et nous sommes à quelques mois des élections législatives.

La réforme initiée par l’Assemblée Nationale est importante certes, mais ne constitue pas, à mes yeux, pour l’heure, un enjeu prioritaire.

Je suis convaincu, qu’un jour, le sens de l’intérêt national et la raison finiront par l’emporter sur la politique politicienne. Ce jour-là, que j’appelle de tous mes vœux, les acteurs politiques trouveront en leur sein, le consensus nécessaire pour valider une reforme, dont l’utilité n’est plus à démonter. Il y va de l’indépendance du mandat et de la mission politique à l’égard des intérêts personnels et sentimentaux des mandataires politiques.

C’est avec beaucoup d’espoirs en notre capacité à transformer notre cher pays, le Bénin, à le faire grand, que je voudrais, cher compatriotes, vous souhaiter à tous, une bonne fête de l’indépendance, notre fête nationale.

Vive le Bénin,

Je vous remercie

Commentaires

Commentaires du site 17
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    The Atlantean Il y a 3 mois

    Il y a beucoup de détracteurs, torpilleurs, raleurs, des insatisfaits au bénin qui rendent à mon avis la tâche difficile pour le Président Patrice Talon. Nous ne réfléchissons pas, et nous passons notre temps précieux à critiquer sans donner des preuves pour lesquelles nous jugeons le Président avec une maladresse viscérale qui ne laisse aucune ligne de respect pour le Président et sa présidence. Nous crtiquons et nous jugeons de manière à foncer nos fangs dans la chair de notre victime qu’elle soit vivante ou morte. Il est dangereux de faire comprendre à un homme combien de fois il égal aux bêtes sans lui exposer son intelligence. Au Bénin nous ne connaissons pas comment faire des compliments quand des progrès ont été réalisés sur le plan national. Nous nous comportons comme de vrais abrutis, aucune analyse personnelle, aucune analyse de ce qui se passe autour de nous. Cette attitude ingrate, la pensée gangrènée court contre-courant du travail à faire sur le plan national. Au Bénin quand on a une victime ciblée dans notre retroviseur, nous ne perdons de vue notre victime jusqu’au jour qu’elle est abatue et élinimée de vue. Et c’est très très dangereux et nous devrons tous corriger cette mentalité qui sillonne notre pensée. Nous ne pouvons avancer quand nous continuons d’évoquer le passé chaque jour, nous pouvons tirer des leçons du passé, mais il ne devra pas être une méditation du présent, car le passé est devenue des poussières dont nous respirons avec de l’air à travers nos narines. Car les mains d’aujourd’hui bâtiront le Bénin de demain, et non les mains du passé. Élevons notre Conscience d’un Chrono

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    OLLA OUMAR Il y a 3 mois

    oui , que notre pays ª tout perdu avec toi , talon , la dignité , l’espoir , la liberté , le vivre -mieux , le vivre-bien , et le pays veut que tu débarrasses le plancher , et vite-vite

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    j’invite…tous les forumistes…d’aller sur youtube..et de suivre,régarder,visionner..certaine series,films..burkinabé..

    Il y a en tellement…et le feuilleton”affaires publiques” me parait etre bien indiqué..

    Bon visionnage..et à bientot

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    Ce sont tout simplement des incantations. Il n’y a que toi seul et tes collaborateurs qui ne verront que nous évoluons. La corruption est gbadja sous ton règne. La méchanceté, l’influence, les intimidations sont nos lots quotidiens. Rien ne marche il n’y a que toi seul et ceux à qui tu donnes à manger qui pourrons croire à des incantations. Nous attendons de pied ferme pendant les élections. Tu vas mordre la poussière. Des députés en sont conscients c’est pourquoi ils te proposent la révision de la constitution. Plus personne n’aura peur des intimidations

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    hélas…à mesure que le temps passe…les beninois que nous sommes…au lieu d’etre meilleurs..nous avons fait le contraire..

    Et pourtant…voilà à peine 60 ans…que les beninois…comme d’ailleurs partout en afrique…sortis juste de statut de colonisés…ont été muté…en pervers…

    tenez..

    qui pouvait imaginer…feu ahomadégbé…avoir des affaires,des interets…alors qu’il avait des responsabilités au niveau de l’état

    mais kérékou..n’a pas osé faire celà..

    le mélange des genres est trés manifeste…et ne rassure personne…

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    talon serait..un bon président….si il était honnete…et c’est le cas..!!!

    D’abord..pour moi..c’est le seul président du benin…le plus intelligent..structuré..et cohérent..avec sa méthode,ses principes..

    Il n’a jamais menti au beninois..puisqu’il fait ce qu’il dit..et ne s’est jamais rénier..

    Mais lorsqu’on est garant..des institutions..et qu’on est le père de la nation..on doit avoir..comme base…celle..de veiller..à ce que tout le monde soit..égal devant la justice

    Ce n’est pas le cas…

    il a pervertit tout le systeme judiciaire…et celà me fait trop mal

    Je ne suis pas bien..dans ma peau…parce que..toute forme d’injustice…me traumatise…et j’en souffre

    Métégnon…doit etre libre…

    Ajavon ne mérite pas ce qu’il vit..

    djénonton non plus…..

    Pour les autres..je ne me prononce pas…

    Enfin..qu’il fasse démissionner saka lafia,pik,et ses propres amis afin de se mettre à la disposition de la justice..

    Ce sera de l’équité…

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    oui..les choses changent dans ce pays…mathématiquement parlant…et on peut meme se permettre..les dérivées..afin d’en juger.

    Il a certainement des dérivés postives…signe de progres…et de dérivées négatives..signe de  régression..

    Dis je.. tout dépend de la problématique

    Incontestablement…sur beaucoup de sujets qui me tiennent..à coeur…ila y a des avancées..

    comme sur d’autres problématiques…non seulement ce sont des régressions…mais c’est le caractère…dangereux pour la cohésions nationale..qui m’inquiète

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    Béninois Il y a 3 mois

    DANS SA BULLE, SOURD ET INSENSIBLE AUX SOUFFRANCES DU PEUPLE

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    Sur le plan de l’état de droit et de l’indépendance de la justice il y a une régression flagrante qui n’encourage pas l’investissement privé, exemple: metognon, ajavon. Sur le plan de la lutte contre la corruption (orientée sélectivement contre les opposants) il y a un changement mais contraire à la morale. Sur le plan budgétaire il y a une volonté positive d’assainir les finances publiques et de supprimer les mauvaises pratiques. Sur le plan économique c’est la morosité totale.

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    Michel gogan Il y a 3 mois

    C’est vrai… Reconnaissons lui cela quand même

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    SONAGNON Il y a 3 mois

    Evidemment, le Bénin change, une dictature s’installe. Une minorité totalitaire et corrompue prend en main tous les leviers du pouvoir économique et politique.

    Dans le même temps, on impose une rigueur à tout le reste du peuple!!!

    Si le Chef de l’Etat et son entourage, vivaient cette rigueur au même titre que le peuple; si les entreprises du Chef de l’Etat n’opéraient pas au port, à l’aéroport, dans le coton, etc… et en violation des règles de la libre concurrence.

    Si les grands investissements de route, de RAVIP et beaucoup d’autres marchés publics se déroulaient dans la grande transparence, le Bénin aurait vraiment changé!!!

    Nous voyons tout, nous entendons tout et nous savons tout!!!

    Que Patrice TALON cesse de mentir au peuple béninois.

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      SONAGNON, vous devez cesser de dire des conneries à travers ce forum.Dans quel pays du monde un Chef d’etat ne pense pas à lui et sa famille? si Patrice Talon prend les leviers du pouvoir économique et politique en main pourvu que le Benin sort gagnant.Vous devriez etre un connard….

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        SONAGNON Il y a 3 mois

        Vous, vous avez un problème alors!!!

        Je comprends pourquoi nos pays ne peuvent jamais avancer!!!

        Donnez un seul pays sérieux au monde où ça se passe ainsi!!!

        De la France en passant pas l’Allemagne, le Royaume Unis, les Pays Bas, la Suisse même les USA et que sais je encore!!!

        Surtout pas au moment où il a les leviers du pouvoir pour servir l’intérêt général. On a obligé personne à être Chef d’Etat, et on est à ce poste pour servir l’intérêt, pas autre chose.

        Avez vous pris connaissance du serment de Patrice TALON à sa prise de pouvoir??? Si les populations ne savent même pas ce qui est interdit aux gouvernants, comment peuvent ils sanctionner les dirigeants fautifs????

        La misère des populations a encore de beau jours devant nous, avec des raisonnements de ce type.

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        Ce que vous dîtes est très grave, ça relève de la mentalité africaine. Il y a pleins de pays dans le monde où le chef de l’état est désintéressé. Même au benin ici je ne pense pas que kerekou etait si intéressé que ça.

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          SONAGNON Il y a 3 mois

          Passation de des marchés de gré à gré à des proches, et à soit par personne interposée. Surfacturation, utilisation de sa position pour se servir au détriment de l’intérêt général etc, etc…

          Et c’est des choses que nous avons longtemps dénoncé, sous KEREKOU, sous YAYI, et tous nous avons parlé de rupture, et les mêmes choses se reproduisent.

          Nous avançons ainsi??? Et c’est des faits vérifiables. Mais si des gens pensent que c’est bien, alors  suspendons la constitution et tous les textes qui interdisent ces pratiques, et Patrice TALON aura raison de faire les choses comme il veut.

          Si non, pour moi, il y a des textes qui s’imposent à tout le monde, qu’on soit Chef d’Etat ou simple citoyen.

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    Cathie Il y a 3 mois

    La répétition d’un mensonge n’en fait pas une vérité, avait dit Lionel ZINSOU au cours du débat présidentiel. TALON a ***** avant l’élection présidentielle. Il continue à ******* après. Un ********* ne fait que *******. TALON est un ********* et continuera à *********. Le peuple béninois n’est pas dupe.