Libye : des milices tchadiennes et soudanaises installées dans le sud

Libye : des milices tchadiennes et soudanaises installées dans le sud

La Libye est plongée dans l'anarchie, depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Malgré la présence d'un gouvernement d'union nationale c'est le chaos total.

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La Libye est aujourd’hui contrôlée par plusieurs bandes armées, qui se livrent des combats périodiques en vue de prendre possession de plusieurs endroits stratégiques, comme les zones de ravitaillement en pétrole. L’ouest Libyen est contrôlé par un gouvernement d’Union Nationale (GNA), basé à Tripoli, alors qu’un gouvernement parallèle est basé à l’Est et est soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, qui dirige une puissante force armée et un Parlement élu.

Les autres zones du pays sont livrées à elles-mêmes et sont à la merci de groupuscules criminels. Alors qu’ils étaient considérés comme des mercenaires au profit des différents camps rivaux libyens, les groupes rebelles tchadiens sont désormais accusés par les autorités et les tribus en raison d’une recrudescence des violences dans le sud du pays.

Ali Akri Mollia, un commandant d’une unité chargée de la protection des installations pétrolières à Oubari (sud de la Libye) a relevé que le sud Libyen est en proie à des actes d’enlèvement de vols et de banditisme. Ce dernier pointe du doigt l’opposition tchadienne.

D’après de nombreuses sources officielles, en plus des milices djihadistes, des rébellions tchadiennes et soudanaises ont profité du désordre en Libye, pour établir leurs bases arrières dans le sud libyen, voisin de leur pays.

Ces groupes armés se livrent à de nombreux trafics. d’après un récent rapport d’experts des Nations Unies, ces différents groupes “cherchent à renforcer leur présence en Libye à des fins lucratives”.

Le député du Sud au Parlement libyen, Mohamad Emdaouar affirme que les groupes de l’opposition tchadienne occupent une vaste zone allant de Koufra, près du Tchad, jusqu’au bassin de Mourzouk, à plus de 400 km de la frontière tchadienne, avant d’ajouter: ” Ils occupent des maisons et ont leurs propres voitures. Personne ne peut les aborder”.

 

 

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