Selon les services de renseignements français, les gilets jaunes auraient été « infiltrés » par des groupuscules extrémistes et violents. De quoi mettre les autorités en état d’alerte à quelques jours d’une manifestation en plein Paris.Le mouvement des gilets jaunes, est-il en train de prendre une tournure inattendue ? En effet, les événements graves des blocages, ayant mené à la mort de 2 personnes, semblent préoccupés les autorités qui elles, dénoncent la radicalisation des manifestants ainsi que la présence au sein de ces groupes, de groupuscules extrémistes – de gauche, comme de droite.
Le 24 novembre prochain sera d’ailleurs placé sous le signe de la sécurité. En effet, ce jour-là, un appel au rassemblement sauvage dans les rues de Paris a été lancé. Au caractère inédit puisque totalement citoyen, ce mouvement se veut ainsi revendicateur, mais pacifiste. Problème ? Les renseignements français alertent sur la possible présence de groupes extrémistes, comme celui des Black Blocks, groupes qui peuvent s’avérer relativement dangereux.
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Le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, semble lui, préoccupé. Invité hier soir, sur le plateau de France 2, ce dernier a ainsi fustigé la « dérive totale » du mouvement qui, de base, était « bon enfant ». Certains membres de l’extrême gauche ont ainsi par exemple pris d’assaut un centre commercial. Les autorités elles, ont réussi à la déloger, toutefois, ces derniers étaient armés de barres de fer et de cocktails Molotov. D’autres, comme le vice-président des Barjols, un groupuscule identitaire, ont appelé à la destruction des biens, tout en menaçant directement certains préfets.
Des menaces prises très au sérieux et qui devraient pousser les autorités à mieux s’organiser samedi prochain afin d’assurer aux manifestants venus clamer leur colère, de la manière la plus pacifiste possible, une certaine sécurité. Il va ainsi falloir s’attendre à un déploiement inédit des forces de l’ordre dans les rues de la capitale.