USA : Paul Manafort proche de Trump accusé d’avoir menti au FBI

USA : Paul Manafort proche de Trump accusé d’avoir menti au FBI

Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump, est accusé en 2017 pour divers chefs d’inculpations dont celui de tractations avec une nation adversaire. En septembre 2018, Manafort obtient une négociation de peine avec le procureur en charge du dossier.

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Le 30 octobre 2017, le procureur spécial Robert Mueller, ancien vice-directeur du FBI, annonçait que M. Paul Manafort et Rick Gates, son associé, étaient coupables de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale; et à M. Manafort il était reproché d’avoir profité de sa position de directeur campagne pour faire jouer ses accointances avec l’Ukraine et partant les services secrets russes, pour obtenir par des voies illégales aux États unis des informations sensibles sur Hillary Clinton, alors adversaire à Trump pour les présidentielles.

Condamné en août de cette année pour les délits fiscaux, Manafort se dépêchait de conclure un plaider-coupable avec le procureur spécial Robert Mueller.

Un plaider-coupable remis en cause

Une agence de presse internationale rapportait quelLe bureau du procureur spécial Mueller, annonçait que Manafort aurait menti « à la police fédérale (FBI) et au bureau du procureur spécial sur toute une variété de sujets » et ce « Après avoir signé l’accord de plaider-coupable » ce qui constituerait toujours selon le document rapporté, « des crimes fédéraux » et induirait donc «une violation de l’accord».

Le plaider-coupable est en droit, une négociation de peine basée sur le principe qu’une réduction de peine peut être demandée par un procureur en échange d’un aveu de culpabilité de la part de l’accusé. Dans le cas de Manafort, l’enquête de Mueller n’étant pas encore arrivée à son terme et la charge de la preuve étant laborieuse à établir, le procureur ayant dans son viseur non moins que Donald Trump lui-même, avait accepté l’accord, en septembre. Manafort avouait donc, avec l’expectative d’une peine minimale au regard du délit, avoir été en affaire avec la présidence ukrainienne et d’avoir bénéficier d’appui pour tenir ce fait caché.

Un accord que Mueller est en passe de révoquer. Alors que Manafort par ses avocats, répliquait « avoir donné des informations sincères et n’est pas d’accord avec la caractérisation du gouvernement ni avec la violation de l’accord».

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