Le ministère iranien des Affaires étrangères a reconnu ce lundi des avancées dans les discussions engagées avec les États-Unis, tout en affirmant qu’aucun accord n’était proche d’être conclu. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, a indiqué que plusieurs points avaient fait l’objet d’un consensus dans le cadre d’un possible mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran.
Lors d’un point presse relayé par l’agence Reuters, le responsable iranien a toutefois insisté sur le fait que ces progrès ne signifiaient pas qu’une signature était imminente. Téhéran affirme actuellement négocier une sortie durable du conflit en cours et non un accord portant sur le nucléaire iranien.
Téhéran critique les changements de position américains
Esmaeil Baghaei a également reproché aux responsables américains de modifier régulièrement leurs positions au cours des discussions, estimant que ces variations compliquaient la perspective d’un compromis durable entre les deux pays.
Cette déclaration contraste avec le ton adopté la veille par Donald Trump. Le président américain avait affirmé le 24 mai qu’un accord avec l’Iran était « largement négocié » et proche d’une finalisation. Des responsables américains évoquaient alors la possibilité d’un aboutissement « dans les prochains jours ».
Les discussions indirectes entre Washington et Téhéran se poursuivent depuis février 2026 avec l’appui de médiateurs régionaux, notamment à Muscat, dans le sultanat d’Oman, et à Islamabad, au Pakistan.
Le détroit d’Ormuz au centre des discussions
Les négociations interviennent après plusieurs mois de tensions militaires dans la région du Golfe. Le blocage partiel du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole, a accentué les pressions diplomatiques sur les deux pays.
Selon plusieurs médias internationaux, les échanges actuels portent principalement sur un mécanisme de désescalade militaire et sur les conditions d’un cessez-le-feu durable. Les autorités iraniennes continuent pour leur part d’écarter publiquement toute reprise immédiate des discussions sur leur programme nucléaire.
Washington n’a pas officiellement réagi aux nouvelles déclarations du porte-parole iranien. Aucun calendrier précis concernant une éventuelle signature d’accord n’a été annoncé à ce stade.



