Depuis 2012 et l’arrivée de la gauche au pouvoir, Carlos Ghosn aurait décidé de faire des Pays-Bas, son domicile fiscale. Un choix qui s’explique par plusieurs avantages…Interrogé au sujet de la situation fiscale de Carlos Ghosn en France, le ministre de l’Économie, Bruno le Maire, l’assurait, « il n’y a rien de particulier à signaler ». Une révélation qui faisait suite à l’arrestation quelques heures plus tôt du PDG des sociétés automobiles Renault et Nissan par les forces de l’ordre japonaises.

Carlos Ghosn, soupçonné d’avoir dissimulé 38 millions d’euros au fisc japonais

Soupçonné d’avoir dissimulé pas moins de 38 millions d’euros au fisc, entre 2011 et 2015, Carlos Ghosn est, depuis, incarcéré du côté de Tokyo. Du côté de Paris toutefois, si en façade, on assure que tout va bien, en interne, la situation est totalement différente. En effet, la pilule serait difficile à avaler pour l’État français, actionnaire chez Renault, si son patron avait commis une infraction. Résultat, afin de lever tous soupçons, toutes les équipes de ministère de l’Économie se sont mises à travailler dans le but de trouver de quoi rassurer tout le monde.

Or, il faut généralement plusieurs semaines afin de vérifier toutes les données d’une personne, surtout lorsque sa rémunération atteint les 15 millions d’euros. Salaires, primes variables, stock-options, la fortune de Carlos Ghosn ne s’est pas bâtie via une simple fiche de salaire, mais bel et bien via divers moyens de rémunération émanant parfois, de différents pays que la France, le Japon et la Hollande notamment, siège social de l’alliance Renault-Nissan. Comment de telles données, ont-elles pu être retrouvées et dévoilées si rapidement ? Du côté de l’administration, on parle alors du « secret fiscale » afin d’éviter de s’épancher.

La Hollande, un choix qui s’explique par l’attrait fiscal

Cependant, selon certaines informations, Carlos Ghosn ne serait en fait, plus résident fiscal français. Depuis 2012, ce dernier paierait ses impôts du côté des Pays-Bas, là où le holding gérant l’alliance entre le constructeur français et le constructeur japonais, a posé ses bases. Un choix étonnant toutefois, surtout quand on sait que Carlos Ghosn passe le plus clair de son temps entre Paris et Tokyo. Mais un choix qui semble s’expliquer par le fait qu’en Hollande, l’ISF, l’impôt sur la fortune, n’existe tout simplement pas. S’il avait décidé de rester en France, ce dernier aurait également dû payer le CEHR, soit la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. S’il continue à payer ses impôts sur les 7 millions d’euros perçus en qualité de PDG de Renault, en France, Carlos Ghosn a toutefois trouvé certains avantages à se rendre du côté des Pays-Bas.

2 Commentaires

  1. Salaires s’elevant a des millions, sociétés faisant face à des difficultés, lirsqu’elles ne ferment pas, ménages vivant avec le minimum nécessaire dans le meilleur des cas; c’est cela la cartographie générale dans les pays occidentaux. Le système actuel est à bout de souffle. Malheureusement, il n’y a plus de penseurs objectifs, désintéressés et crédibles. Les différents lobbyistes font pressions pour sauvegarder leurs intérêts qui in fine constituent une menace à l’economie mondiale. 

  2. Carlos ghosn n’est pas accusé d’avoir dissimulé des sommes au fisc japonais. Relisez et vérifiez. Il est accusé de dissimulation d’une partie du montant de sa rem7neration relative à des salaires différés dans les rapports financiers de NISSAN. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

SVP saisissez votre nom
SVP, Entrez votre commentaire