Aux Etats-Unis, les dernières années du mandat de Donald Trump s’annoncent longues et compliquées. En effet, de nombreuses barrières risquent de se dresser sur son chemin.La fin du mandat de Donald Trump s’annonce plus compliquée que jamais. En effet, le chef d’État américain et les parlementaires ont entamé, ce jeudi 3 janvier, une rentrée mouvementée marquée notamment par la prise de fonctions des élus de mi-mandats. Résultat, la chambre des représentants scintille d’une nouvelle couleur, le bleu, celle des démocrates.

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L’administration américaine, paralysée par un “shutdown”

Aujourd’hui paralysée par le « shutdown », l’administration américaine pourrait avoir énormément de mal à se relever de cette fin d’exercice. Pour rappel, le mur promis par Donald Trump à la frontière américano-mexicaine n’est toujours pas financé. À ce titre, ce dernier souhaitait que le dît financement soit incorporé dans le budget 2019. Une demande refusée par les élus – à majorité républicaine. Aujourd’hui à majorité démocrate, il n’y a que très peu de chances que la chambre des représentants n’accède à une telle requête.

Nancy Pelosi, le nouveau “pitbull”

Mais ce n’est pas le seul souci du président américain. En effet, Nancy Pelosi a été nommée pour la seconde fois de sa carrière, présidente de la chambre des représentants, faisant d’elle la troisième personne la plus importante du pays, derrière le président Trump et le vice-président Mike Pence. Âgée de 78 ans, celle-ci devient également la première opposante de l’exécutif. Une nomination mal venue puisque cette femme d’expérience est unanimement reconnue pour sa pugnacité et sa tendance à ne rien laisser passer. Défendant le droit à l’avortement, le mariage gay et fervente opposante au mur, Pelosi a déjà mis les points sur les i en promettant à Donald Trump « un monde différent ».

Enfin, le président américain risque d’être visé par de nombreuses enquêtes. En effet, après avoir repris le contrôle de la Chambre, les démocrates risquent de poser de nombreuses questions notamment en ce qui concerne la possible ingérence russe lors de la campagne de 2016. Désormais, à la tête de puissantes commissions parlementaires, ces derniers vont donner beaucoup de sueurs froides au président, la perspective d’un « impeachment » (procédure de destitution) étant plus que jamais d’actualité. « Si nous devons le faire, nous ne nous détournerons pas de nos responsabilités. Mais je ne pousse pas en ce sens » a d’ailleurs affirmé Nancy Pelosi.

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