L’Etat d’urgence comme son nom l’insinue serait de l’avis des experts une situation exceptionnelle, dans laquelle un gouvernement serait exceptionnellement habilité à prendre des mesures pour lesquelles il n’est constitutionnellement pas autorisé. Une telle déclaration aux USA mettrait en vigueur plusieurs centaines de lois spéciales enjoignant aux agences gouvernementales de mettre en œuvre des plans d’urgences. Et ce vendredi, Trump dans une allocution  l’annonçait.

Quel est le but visé par Trump ?

Cette mesure, inconnue de bon nombre de citoyens américains selon la presse nationale, serait un régime juridique parallèle qui permettrait au président de contourner bon nombre des contraintes légales et politiques. Selon la presse américaine, le président Trump pourrait par cette mesure, saisir des biens, organiser et contrôler les moyens de production, saisir des marchandises, affecter des forces militaires à l’étranger, instituer une loi martiale, saisir et contrôler tous les transports et communications, réglementer le fonctionnement des entreprises privées, et limiter les déplacements.

Mais surtout, forcer le Congrès à lui enfin lui concéder les milliards nécessaires ;  5,7 exactement, à la construction de ‘’son mur’’ à la frontière américano-mexicaine. Une chose à laquelle le Congrès se refusait et qui avait entrainé près de 35 jours de shutdown.

Un abus de pouvoir selon les Démocrates

« La déclaration illégale du président, partant d’une crise qui n’existe pas, porte un coup violent à notre Constitution et rend l’Amérique moins sûre » déclarait Nancy Pelosi,  président de la Chambre des représentants et détracteur de Trump et avec lui principal acteur de la crise de 35 jours. Et la représentante d’ajouter ; « il s’agit clairement d’un coup de force d’un président déçu, qui est sorti du cadre de la loi pour tenter d’obtenir ce qu’il n’avait pas réussi à accomplir dans le processus législatif constitutionnel ».

Cependant le président, dans un ultime bras d’honneur à ses détracteurs aurait prédit ; «Regardez, je m’attends à ce que des poursuites soient intentées», annonçant qu’il s’attendait même à des défections de la part même des Républicains. Mais déclarait –il ; « nous gagnerons devant la Cour suprême ».

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