Depuis ce weekend la question du sort des djihadistes retenus prisonniers par l’armée américaine fait rage en Europe. En effet, parmi ces anciens combattants de l’EI, certains sont de nationalité française, allemande ou même anglaise. Que va-t-il advenir de ces derniers, lorsque l’armée américaine pliera bagage ?

La question reste épineuse, même si de son côté, Donald Trump a décidé d’imposer ses idéaux. Selon lui, ces djihadistes doivent retourner dans leur pays d’origine, il s’agit d’ailleurs ici de la seule solution viable. Dans le but de bien faire comprendre qu’il ne blaguait pas, Trump a d’ailleurs émis l’idée de relâcher ces extrémistes si aucune solution viable et pérenne n’était rapidement trouvée. Des propos polémiques qui ont toutefois été nuancés par des représentants américains actuellement en Syrie, qui ont assuré qu’ils ne relâcheraient jamais des hommes et des femmes susceptibles d’être des terroristes.

La France ne bougera pas d’un pouce

Un message fort adressé aux Européens, qui de leur côté, ne souhaitent céder ni à Trump, ni à la panique. La France notamment a assuré qu’elle continuerait de mener la même politique qu’elle peut le faire en ce moment même, à savoir celle du « cas par cas ». Nicole Belloubet, ministre de la Justice, a récemment confirmé ces informations sur France 2, assurant que Paris se contenterait de mener à bien sa mission en dépit des nombreuses embûches. « Il y a une situation géopolitique nouvelle qui vient d’être établie avec le retrait des Américains. Pour le moment, nous ne changeons pas de politique ».

Selon les premiers chiffres, il y aurait environ 150 ressortissants français encore détenus dans le Nord-est Syrien. Parmi ces 150 personnes, une cinquantaine seulement serait des adultes. Une situation qui a poussé Paris à revoir sa copie. En effet, il y a quelques semaines, l’exécutif n’imaginait pas ouvrir la porte à un possible retour des djihadistes partis combattre pour l’État islamique. Cependant, la forte présence de jeunes enfants au sein de ces camps de réfugiés a changé la donne. Une ligne politique suivie maintenant depuis quelques semaines et qui n’est donc, pas amenée à changer.

L’Allemagne ouvre la porte à un retour de ses ressortissants

« Nous nous sommes préparés au cas où quelque chose interviendrait de nouveau. Et, à ce stade, la France ne répond pas aux injonctions et garde la politique qu’elle avait, c’est-à-dire un accueil au cas par cas. » a d’ailleurs continué la ministre. Un constat partagé par le Royaume-Uni et la Suède qui, de leur côté, ont également décidé de rejeter l’appel du président Trump. Selon les deux gouvernements, les combattants étrangers doivent être jugés là où ils ont pu commettre leurs crimes. Enfin, Berlin a accepté l’idée d’un « droit à l’erreur » et envisage bel et bien de rouvrir ses frontières aux personnes étant parties en Syrie.

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