Après que les Algériens aient fêté l’annonce du retrait de la candidature d’Abelaziz Bouteflika à un cinquième mandat, la France a tenu à saluer la rue et les manifestants pour avoir appelé de la manière de la plus calme qui soit, à un renouvellement politique. Toutefois, ces félicitations ont été très mal perçues du côté d’Alger.

Jean-Yves Le Drian, pointé du doigt

Ne souhaitant pas, dans un premier temps, s’occuper des affaires algériennes, la France a finalement eu un mot à l’encontre des manifestants et de la classe politique actuellement au pouvoir. Interrogé à ce sujet, Jean-Yves Le Drian, ministre français des affaires étrangères, a ainsi tenu à encenser le président Bouteflika qui a renoncé à se présenter, tout en prenant de réelles mesures afin de « rénover le système politique ». Une sortie mal perçue par de nombreux observateurs et notamment pas le média tout sur l’Algérie.

Selon eux, le gouvernement français a, via ces déclarations, soutenu de manière un peu trop précipitée le régime actuellement en place. Résultat, des milliers de personnes, Algériens et ressortissants, ont taclé le gouvernement via les réseaux sociaux. Un constat également partagé par plusieurs partis de l’opposition, dont le RCD, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, qui lui, n’a pas hésité à faire le parallèle avec le soutien de Paris à Joseph Kabila.

Macron parle de démocratie algérienne

De son côté, Emmanuel Macron a également eu un mot à l’encontre des manifestants et de Bouteflika, puisque ce dernier a salué une page de l’histoire qui se tourne, insistant sur cette nouvelle étape de la « démocratie algérienne ». Des propos qui ont ulcéré de nombreuses personnes, à commencer par Atmante Mazouz, député RCD qui a ainsi souligné le fait que les démocrates algériens et les démocrates français étaient, du coup, différents. Le caricaturiste Ali Dilem lui, s’est permis de publier un croquis humoristique, sur lequel est dépeint le président « Abelaziz Macron ».

1 COMMENTAIRE

  1. La France avec son passé colonial chargé sera toujours critiquée, même si Macron ne disait rien de ce qui se passe actuellement en Algérie.

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